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MessageSujet: 61 jours plus tard. [RPsolo] Jeu 27 Juil - 21:50
Park Min Ki
ft. Moi-même
1547 mots de solitude, pour 1892 mots au total.

61 jours plus tard.

Une nouvelle croix s'ajoute au calendrier. Rapidement suivie par une autre, puis par une trentaine d'autres. Le temps passe, mais tout semble figé. Seul dans son appartement, celui qui a été super-héros et mentor n'est plus rien.
Il n'a plus personne. Il y a 61 croix sur le calendrier. Il lutte pour garder sa propre sanité. Ses pires démons le persécutent. Il ne peut rien faire, son ennemi est invisible, il ne sait comment le combattre.

Tu es seul. Tout seul. T'as pas ton traître de pote, ton abruti de colocataire ou ton fantasme en blouse blanche pour te tenir compagnie.

Min Ki n'est plus que l'ombre de lui-même. Il se force dans une routine pour éviter l'inévitable. Il cherche a ignorer la situation mais personne ne peut fuir son destin. Le semblant de routine qu'il croit vivre n'est qu'une illusion, une mascarade. Il se voile la face pour ne pas affronter la réalité. Il a peur.

Tu es tout seul. Tu n'as personne pour te protéger.

Le jeune homme n'a plus rien de la vaillance et du courage d'un héros. C'est un lâche. La tête brûlée n'est plus que cendres. Il est perdu dans l'immensité de la ville désertée. Il n'y a pas âme qui vive. Tous et toutes ont disparus,  évaporés comme neige au soleil il y a maintenant deux mois de cela. Busan est plongé dans le silence, dépourvu de tout être humain à l'exception de sa personne. Seuls quelques chiens errants se battant pour une poubelle animent le vide des rues. Le brun n'est devenu qu'un détail de ce décor apocalyptique, une feuille morte sur le sol d'une forêt de feuillus. Graduellement, il perd son humanité. Lentement mais sûrement.

Tu n'as personne pour t'écouter, te consoler. Personne ne te sauvera.

Min Ki a arrêté d'espérer. Il a cherché à trouver d'autres survivants, à contacter n'importe qui, n'importe où. Il a remué ciel et terre pendant des semaines sans jamais s'arrêter, sautant ainsi quelques nuits et plusieurs repas. En vain.

Cet échec l'a conduit à se faire à l'idée qu'il ne trouverait personne. Pourtant, au fond, il survit dans l'espoir d'une apparition miraculeuse, d'un camarade de galère, d'une âme qui vive. Il a vite fini par prendre la décision de rester chez lui. Là où il ressent une once de réconfort, là où il possède de beaux souvenirs. Il se réfugie dans le passé de peur de se confronter au lendemain.

Tous les jours il s'efforce à suivre un emploi du temps précis pour avoir un semblant d'ordre dans le chaos qu'est devenu sont esprit. En effet, il a beau se persuader que tout ira bien, il ne peux pas simplement ignorer son autophobie. Chaque jour elle lui rappelle à quel point il est seul et désespéré. Cela fait belles lurettes qu'il a terminé ses médicaments sensés contrer ses démons les plus sombres. Les quelques anti-dépresseurs de la boîte à pharmacie de l'appartement n'auront pas fait long feu non plus. Il est à court de solution. Il se débat de toute cette pression psychologique comme il peut.

Il fait semblant de briser des murs pour avoir l'air d'exister, il s'invente un public silencieux pour enfin vivre à travers quelque chose... Pour malheureusement, vivre à travers des illusions de quelqu'un d'illusoire.
Chaque jour, il entreprend d'interminables conversations à sens unique avec Jolly, son chat. Plus le temps passe, moins ses paroles ont-elles de sens. Il se surprend même à se répondre lui-même avant d'éclater en sanglots , réalisant la gravité de son état.

Tu es au fond du trou et aucune main ne te sera tendue pour en sortir. Tu le sais, tu es seul.

Qu'a-t-il fait pour mériter un tel sort ? Il ne s'est pas passé une seule journée sans qu'il ne se pose cette question. Pourquoi est-il toujours là ? Pourquoi l'épargner ? Est-il condamné à vivre seul le restant de ses jours ?
Que de questions sans réponses.

Il a pensé à mettre fin à ses propres jours, sans jamais avoir le courage de réellement sauter le pas. Il n'a pas le courage de faire cela. Ironique, pour un élémentaliste contrôlant la gravité.
Et si quelqu'un trouvait son corps ? Il ne supporte pas l'idée de possiblement abandonner quelqu'un comme on a pu l'abandonner lui par le passé. Condamner indirectement un innocent à finir seul serait ignoble.
En même temps... Mérite-t-il de souffrir sans garanti de jours meilleurs ? Pour le bien d'une hypothétique personne probablement inexistante ?

Il a mal de ne que soliloquer. Il a mal de se torturer l'esprit. Il n'a pas le droit à un regard, à de l'attention, à de l'affection. Le monde est devenu un endroit triste et sombre où tout espoir est vain. Même le chien de son colocataire favori a filé par la porte sans laisser de traces, cherchant probablement son maître.

Ses amis lui manquent, surtout son meilleur ami de toujours : Ji Hun. Ses élèves aussi lui manquent. Aussi insupportables étaient-ils. Il s'est particulièrement pris d'affection pour certains, comme l'aquakinésiste Kim Hae Gi. Un chic type. Il regrette ne pas avoir fait plus ample connaissance avec la CPE avec qui il il vivait, Sun Mi. Aussi, il aurait bien voulu rencontrer le grand ami de son hyung, un prof apparemment. Son prénom serait Kali. Min Ki ne sait pas grand-chose de l'équipe d'éducation, son métier de mentor étant très différent. Il a tellement entendu parlé de cet homme. En bien, évidemment. De toute manière, il ne peut pas imaginer quelqu'un de proche de Ho Joo mauvais.
Min Ki se met rapidement a regretter beaucoup de ses choix. Il se dit qu'il aurait dû aller plus vers les autres, se faire de vrais amis proches, parler à ses collègues… Il refait son petit monde avec des « et si ? » oubliant presque l'espace d'un instant que cela n'a plus aucune importance.
La nostalgie le mène à une profonde tristesse. Ces souvenirs doucereux ne font qu'empirer sa folie naissante. Il croit parfois entendre les voix de ses personnes, ou pire, de les voir. Mais elles ne sont que mirages et hallucinations.

Tu as toujours été seul bien qu'entouré. Tu es seul, et tu le resteras à jamais.

Amorphe, Gravity Wrecker le déchu sort de son énième absence au milieu de son appartement. Encore une fois, il revient à lui assis au milieu de la pièce principale entourés de petits objets gravitants de manière circulaire autour de lui. Ce n'est de loin pas la première fois que cela lui arrive, mais il ne se rappelle jamais de comment il a fini là, le regard perdu dans le vide. Au moins, ce n'est pas son pauvre chat terrifié suspendu à l'envers devant lui qui lui a remis les pieds sur terre.

Le jeune Park n'est qu'une coquille vide. Même son amour profond pour son chat le laisse complètement indifférent. Le voir l'énerve presque, lui rappelle sa vie d'avant. Rien que de penser de telles choses lui brise le cœur.
Il ne se reconnaît plus, ou plutôt : il n'est plus lui-même. Il est mentalement détruit. Il s'endort chaque soir exténué de pleurer. Son corps est faible et mal nourrit. Son teint est livide et son regard presque mort est souligné de profondes cernes. Ce qui était un bel homme deux mois auparavant ressemble à un cadavre, un mort-vivant.

Si vivre est synonyme de sa situation, alors il préférerait encore mourir dès à présent. Il n'a plus la force de lutter, plus le courage d'espérer. Sa fin pourrait le mener à la rédemption. Si l'enfer se trouve en fait sur terre, alors il ferait mieux de rejoindre les cieux. Le suicide est mal vu, mais qui le saurait de toute manière ? Il n'y a personne pour le blâmer, ni pour avoir pitié de lui. Quoi qu'il fasse, seul les cieux le jugeront. Quoi qu'il advienne, cela sera toujours meilleur que cette damnation. Il veut tout faire pour soulager son âme.

Tu es un animal, le produit d'un zoo. Tu resteras en captivité comme un singe sous le regard de singes plus grands.

Min Ki s'imagine comme un personnage dans une pièce de théâtre. Il se croit marionnette servant à distraire ou émouvoir ce qu'il ne voit pas. Il vit une satané tragédie qui ne vaut rien. Il est temps de laisser la fatalité faire son boulot, ou du moins c'est ce dont il se persuade. Un personnage de tragédie ne peut y échapper. Il se croit obligé d'accepter son soit-disant sort. Il veut affronter son « destin ».

Il refuse catégoriquement d'être un animal en cage ou une vulgaire suite d'actions dans un roman. Il veut être libre de ses chaînes. Il est persuadé d'avoir la solution à ses problèmes, de s'être « repris en main » ! Ses pensées confuse le portent à croire qu'il est maître de lui-même alors qu'il monte les marches de l'escalier du building quatre à quatre. Il se précipite vers ce qu'il prend pour son asile, l'oasis du désert qu'est devenu son existence. La porte s'ouvre dans un fracas. Le soleil l'aveugle. Il prend son élan. Il se jette dans le vide. Il enclenche son pouvoir. Sa chute accélère. Il ferme les yeux. Il expire une dernière fois.

Tu es seul dans les limbes, tout seul à jamais désormais.


///////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////////


« - NON ! »

Dégoulinant de sueurs froides, Park Min Ki se réveille brusquement. Dans un élan de panique il observe autour de lui, sans contrôler les larmes perlant sur sa peau et glissant le long de ses joues. Il peine à respirer. Son corps crispé par l'anxiété se calme dès qu'il voit un Ho Joo inquiet débarquer dans sa chambre visiblement tout droit sorti du lit. Le brun regarde son chevet et constate l'heure extrêmement tardive (ou matinale, selon le point de vue). Son esprit comprend enfin qu'il se trouve dans son lit, dans son appartement à Busan. Ses larmes de panique sont devenus des larmes de soulagement alors que son ami essaie de le calmer. Il vient de faire le cauchemar le plus traumatisant de sa vie. Mais pourquoi ?

Ah oui. Son affreuse journée de la veille l'ayant conduit à une crise d'anxiété, agrémentée d'un manque de sommeil  le tout combiné avec le fait qu'il s'est couché sans somnifère ou médicament contre l'anxiété parce qu'il était en rade. Merveilleux.

Tout semblait si… vrai. Maintenant il a du mal à réaliser que tout va bien. Que son hyung est là, déboussolé, à ne pas savoir comment le calmer. Au final, son échec suffit à faire se sentir mieux le plus jeune. Quelle idée de proposer de manger du gâteau à cette heure ? Oh et puis mince. Pourquoi pas ?
Tout ce dont il a besoin, c'est de la compagnie. Même s'il n'est pas prêt à parler de sa phobie à son ami, il se sent rassuré de l'avoir à ses côtés à l'instant. Et du sucre le consolera toujours dans ce genre de cas.
Il suit donc Ho Joo dans la cuisine. Il est content de ne pas avoir réveillé la CPE en plus du professeur. Il ne l'assumerait pas du tout.

Après un moment, chacun retourne dans sa chambre respective. C'est en câlinant Jolly que Min Ki se rendort pour le reste de la nuit. Au moins, il n'aura pas à se lever le lendemain. Merci les vacances d'été.

_________________
~Min Ki vous taquine en Teal~
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