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MessageSujet: Re: jika ku bersekolah ft. ho joo Sam 15 Avr - 0:30
Song Ho Joo





Song Ho Joo

#003366




Plus le temps semblait s'écouler, plus Ho Joo appréciait la compagnie de son nouveau collègue qui prenait la peine d'échanger tranquillement avec lui.

C'était simple, cet homme paraissait absolument tout faire en son pouvoir pour le mettre parfaitement à l'aise, et cette attention avait tout pour aider son sourire à s'élargir sur ses lèvres un peu plus à chaque seconde qui passait. Vraiment, il ne se souvenait pas avoir jamais rencontré quelqu'un d'aussi agréable que Kali, et il avait du mal à croire que quiconque pourrait se méprendre à son sujet.
Leurs échanges étaient simples, tranquilles, et Ho Joo se sentait parfaitement à l'aise en sa compagnie. Si bien que lorsqu'il répondit à la question du professeur Hwang concernant son parcours scolaire, il ne se rendit même pas compte que son visage traduisait la honte qu'il pouvait ressentir de ne pas avoir suivi un parcours « traditionnel » pour un surhumain.
Ce qui n'échappa apparemment pas à son collègue, puisque celui-ci fit une remarque à ce sujet.

« Ne fais pas cette tête là... On pourrait croire que tu as fait un truc de grave. »

Kali se mit à rire gentiment, tandis que son collègue se grattait nerveusement l'arrière de la tête, sans un mot, un peu honteux d'avoir affiché sa gène assez pour qu'elle ne soit remarquée. Probablement en réaction à cela, le professeur Hwang ne manqua pas de rapidement reprendre, l'air tout sauf sérieux.

« Oh mon dieu. Je sais. Mafieux ? Wow. Espion ? »

Agrémentant ces fausses questions d'un clin d’œil appuyé, son collègue lui fit comprendre qu'il ne faisait que le charrier, chose que Ho Joo avait déjà deviné sans cette petite aide visuelle. Elle eut toutefois le mérite de faire disparaître la pointe de honte qui avait fait son apparition sur le visage du jeune homme, bientôt remplacée par une moue enfantine, alors qu'il tirait la langue à l'adresse de Kali.
Au diable la bienséance, Kali ne recevait que ce qu'il avait mérité.

Après cela, l'aîné chassa promptement le sujet de la scolarité et du parcours professionnel de son collègue, pour lui proposer les chocolats qu'il lui avait ramené. Ho Joo n'eut pas besoin de se faire prier pour les accepter, savourant avec joie le praliné au chocolat blanc qui lui faisait de l’œil dans la boîte fleurie.

S'en suivit une demande à propos de la nature du pouvoir du jeune professeur, demande à laquelle il répondit rapidement, qui sembla créer un certain émoi chez son collègue. En effet, celui-ci avait vu sa bouche s'agrandir soudainement, comme si Ho Joo venait de lui dévoiler le secret le plus intéressant du monde - ce qui, de son point de vue, n'aurait jamais pu être la nature de son don.
Et pourtant, lorsqu'il blagua à propos de l'inutilité de son intangibilité, il vit rapidement Kali s'agiter face à lui, et tant qu'il réagit immédiatement à ses propos.

« Oh non, il ne faut pas dire ça !! C'est un don rare et pas inutile du tout, non (aucun sont inutiles selon moi), mais...wow. J'ai jamais rencontré quelqu'un comme toi. Ahem. Euh… plutôt quelqu'un avec le même don hum... »

Le visage du professeur Hwang venait de prendre une teinte parfaitement carmin, qui amusa fortement son interlocuteur : il ne comprenait tout simplement pas pourquoi cet homme était constamment aussi gêné, mais cela lui donnait un côté presque attendrissant. Mais Ho Joo était ravi de voir qu'au moins une personne - autre que sa chère nièce, bien entendu - puisse trouver de l'intérêt à son pouvoir. Et agréablement surpris de constater qu'il n'était visiblement pas le seul surhumain à se passionner des pouvoirs des autres, s'il s'en référait à l'entrain qu'il pouvait entendre dans la voix de Kali..
Avant qu'il ne puisse toutefois remercier son collègue du compliment qu'il venait lui faire, celui-ci s'empressa de reprendre la parole, calmant toutefois un brin la vitesse de son débit de paroles par rapport à plus tôt.

« Est-ce que...hm… un jour, tu pourras me montrer ? Et qui sait… je pourrais te donner quelques conseils. Aussi étonnant que ça puisse paraître, c'est un peu mon métier, d'aider les autres à canaliser leur pouvoir et leur énergie. »

Sans la moindre hésitation, Ho Joo acquiesça à cette demande, plutôt flatté qu'on puisse porter un tel intérêt à un pouvoir aussi banal que le sien.

« Bien sûr, avec joie. »

De plus, il appréciait la proposition de son collègue de lui venir en aide, bien qu'il doutait de sa capacité à l'aider à faire le moindre progrès avec celui-ci. C'était frustrant pour lui, quelque part, de toujours se constater aussi incapable de maîtriser un tant soit peu son intangibilité : il avait beau connaître tout le potentiel de son pouvoir, avoir défini les problèmes qui bloquaient son contrôle, il n'arrivait tout simplement pas à passer de la théorie à la pratique.

Mais il n'avait aucune envie d'embêter Kali outre mesure avec ses problèmes existentiels, si bien qu'il ne tarda pas à totalement changer de sujet. Alors que ses yeux s'étaient laissés poser sur les chocolats trônant dans sa boîte, Ho Joo ne put s'empêcher de lui demander si ceux-ci avaient également été cuisinés par lui, non sans en vanter leur goût exquis.
Face à lui, l'aîné se mit immédiatement à rougir à nouveau, répondant ainsi à sa question avant même d'avoir à se formuler à voix haute.

« C'est une recette maison… En fait, ma famille, à la base, a fait fortune dans le chocolat. Et cette recette, c'est celle qui est restée dans la famille, même après que l'on aie pris des voies différentes… »

C'était au tour du plus jeune d'être bouche bée face à la révélation de son collègue. Kali venait donc d'une famille de chocolatiers ? Ce devait être tout simplement merveilleux, il n'arrivait tout simplement pas à imaginer un environnement plus attractif que cela - il en aurait certainement été jaloux, s'il n'était pas un frais trentenaire parfaitement mature.
Laissant échapper un sifflement admiratif, Ho Joo posa son regard successivement sur son collègue, puis la boîte devant lui.

« Eh beh... »

Il n'avait tout simplement pas les mots, mais il était particulièrement impressionné de savoir que le délice qu'il venait de manger avait été fait par les mains de son collègue. Il était également déçu d'apprendre que les Hwang avaient apparemment changé de voie à présent, car perdre une telle gourmandise allait certainement être une perte dramatique pour le monde : Ho Joo espérait sincèrement que Kali n'allait pas emporter le secret de la recette de son chocolat dans sa tombe.

« Ressers toi ! »

Cette proposition de son collègue ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd, puisque Ho Joo sortit immédiatement de ses divagations internes lorsqu'il entendit Kali l'inviter à reprendre un chocolat. Un sourire lumineux accroché aux lèvres, il tendit sa main pour la faire planer quelques secondes au-dessus de la boîte, cherchant à définir quelle douceur lui faisait le plus envie. Chocolat noir ? Chocolat au lait ? Aux amandes ?
Le choix était difficile.
Après quelques longues secondes d'hésitation intense, son choix se porta sur un carré de chocolat noir, qu'il porta à ses lèvres en faisant tout son possible pour ne pas le gober directement, mais plutôt le savourer comme il le méritait.

« Et du coup...pourquoi l'enseignement ? Enfin, ça va paraître idiot, mais tu n'as pas l'air de quelqu'un qui pourrait avoir du mal à trouver un boulot. »

Cette remarque fit doucement sourire Ho Joo : son collègue ne s'en rendait probablement pas compte, mais il se trompait tout autant qu'il tapait dans le mille à son sujet. Sans le petit coup de pouce de sa mère qui avait propulsé son introduction dans le monde du mannequinat, le jeune homme n'avait tout simplement aucune idée de comment il aurait bien pu trouver un travail par lui-même. Mais avant de devenir surhumain, force était de constater qu'il n'avait jamais eu de problème à s'insérer dans cet environnement - et, dans une moindre mesure, encore après être devenu « anormal ».
À côté de cela toutefois, il était probablement l'enseignant le moins diplômé de l'établissement, ce qui était plutôt triste, lorsqu'il il réfléchissait.

Mais la question de Kali son choix de carrière avait néanmoins tout pour lui plaire. Il était content qu'on puisse avoir envie de comprendre ses motivations pour se lancer dans le monde de l'enseignement pour lequel il s'était épris d'une passion aussi soudaine qu'inattendue.

« Hmm... » Il fit mine de réfléchir, grattant son menton d'un air grave et sérieux, avant de reprendre la parole en enfonçant son regard dans celui de son aîné. « Le monde n'est pas encore prêt à me voir devenir son super-héros, alors j'ai choisi l'option B. »

Ho Joo n'avait pas résisté à l'envie de manquer de sérieux dans sa réponse, bien que celle-ci n'était finalement pas si éloignée de la vérité, si on le connaissait bien. Il attrapa ensuite un nouveau chocolat en gloussant et le fit tourner entre ses doigts, avant de reprendre.

« Pardon, pardon, je vais te répondre sérieusement. » Il croqua dans un morceau, puis reprit, après avoir laissé le délice fondre sur sa langue. « Je voulais simplement faire quelque chose qui me plaise, et ce que je faisais avant ne m'intéressait plus depuis des années. J'aime pas la routine, alors j'ai décidé que je voulais aider les jeunes surhumains un peu paumés à mieux comprendre leur pouvoir - même si ça peut paraître déplacé, venant de quelqu'un qui ne maîtrise pas le sien.  »

Observant la moitié de chocolat qu'il restait encore entre ses doigts, le jeune professeur adressa ensuite un sourire faussement énigmatique à son collègue, avant de rapidement enchaîner.

« Ou peut-être que j'ai seulement choisi de faire ça pour garder un œil sur ma nièce ici, qui sait. »

Il gratifia ces dernières paroles d'un rire léger, puis s'appliqua à envoyer le dernier morceau de chocolat qu'il lui restait d'un habile lancer dans sa bouche - lancer qui, par miracle, ne loupa pas sa cible. Le jeune homme adorait faire tourner les gens en rond avec des réponses imprécises, sans jamais trop en dévoiler sur lui-même. Il ne s'en rendait même plus compte avec le temps, mais il était parfaitement incapable de garder son sérieux lorsqu'il parlait de lui-même, et préférait toujours subtilement faire tourner la conversation en farce si elle devenait trop personnelle.
Mais quelque part, il était vrai que le jeune professeur n'était pas mécontent de pouvoir garder un œil sur sa précieuse Mi Ran jusque dans l'établissement où elle étudiait à présent. Toute excuse pour rester proche d'elle était bonne en prendre.

Se redressant sur le dossier de son siège après avoir englouti le délicieux chocolat de son collègue, Ho Joo leva bientôt sa jambe droite, pour la poser tranquillement sur son genou gauche. Les jambes ainsi croisées, il pencha ensuite légèrement sa tête sur le côté, avant d'adresser à Kali un sourire inquisiteur.

« Et toi alors ? Pourquoi l'enseignement ? Pourquoi pas le chocolat ? Les pâtisseries ? Ou même la cuisine ? »

Le jeune homme était réellement curieux de connaître les motivations du professeur Hwang, même s'il n'avait probablement pas besoin d'une réponse de celui-ci pour penser qu'il était tout à fait à sa place ici. Kali était une si belle personne qu'il semblait évident qu'un tel homme finisse dans une profession incluant un contact constant avec les autres : il lui donnait l'impression d'être étrangement fait pour ce métier.


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MessageSujet: Re: jika ku bersekolah ft. ho joo Dim 16 Avr - 12:25
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Kali était le genre de personne qui pensait qu'on ne devait surtout pas renier nos racines, même si celles ci avaient quelque chose « d'humiliant », car après tout, c'est les erreurs qui faisaient ce qu'on était, non ? Si Hojoo avait déjà fait des erreurs dans sa vie, alors elles ne pouvaient que lui avoir réussi, vu sa douceur et son manque d'arrogance.
Et pourtant, étrangement, son physique aurait pu jouer dans sa perception du monde autour de lui : difficile de ne pas craquer quand les têtes se retournaient vers soi quand on marchait dans la rue. Difficile de ne pas laisser s'envahir par la sensation d'avoir une place plus important dans l'univers quand Mère Nature nous dotait d'atouts naturels.

Et pourtant, le jeune homme semblait représenter l'antithèse de ce que le plus vieux aurait considéré comme arrogant ou détestable.
Il se doutait qu'il avait sûrement une bonne raison d'avoir l'air aussi gêné de son passé d'étudiant, aussi évidemment, Kali n'insista pas. Après tout, ils venaient de se rencontrer, il aurait été bien impoli de commencer à jouer les fouineurs.
Il ne put cependant s'empêcher de céder à l'envie de le taquiner… Ce qui l'étonna lui même, en vérité. Si on lui avait dit quelques heures auparavant qu'il serait maintenant entrain de partager une boite de chocolats en ayant une vraie conversation amicale avec le professeur Song, de toute évidence la seule personne adulte de cet établissement à le considérer comme quelqu'un de digne de confiance, alors qu'il avait le plus de raisons de lui en vouloir.
Kali éclata d'un rire sonore et sincère quand le plus jeune homme lui tira la langue. On faisait difficilement plus immature, et pourtant, il était adorable.

Le sujet de la conversation dériva inévitablement sur le sujet des dons : bien évidemment, Kali ne mentionna pas son don de pyrokynésie, bien que parfois, il n'était pas sur qu'il s'agisse réellement d'un don, mais plutôt d'une malédiction. Il n'en avait pas besoin car il lui en avait déjà fait une démonstration très réussie quelques jours auparavant, au prix de quelques petites brûlures commençant déjà à se volatiliser.
Il écouta avec une fascination non dissimulée le jeune homme lui parler de son dos, qui, malheureusement, semblait de toute évidence toujours lui poser quelques problèmes. Cependant, en l'entendant qualifier son don d'inutile, le jeune homme ne put s’empêcher d'intervenir.

HoJoo se devait d'avoir confiance en ses capacités, en les choses qu'il pouvait faire avec un don aussi spécial que l'intangibilité. En vérité, Kali l'enviait, en quelques sortes. Bien évidemment, la force d'un pyrokinésiste résidait dans la puissance du feu et le chaos. Il aurait aimé pouvoir avoir un don lui permettant de ne blesser personne, tout en stimulant son envie de l'utiliser pour le bien de la communauté.
A vrai dire...Il aurait très envie de voir ce que le plus jeune était capable de faire, lorsque le moment s'y prêterait : les mots, cependant, furent bien plus difficile à sortir de sa bouche qu'il ne l'avait imaginé.

« Bien sûr, avec joie. »

Souriant de toute ses dents, Kali avait l'air bien plus juvénile que quelques temps auparavant, la perspective d'avoir été pardonné et d'avoir peut être trouvé un nouvel ami le submergeant.
Quand le plus jeune lui demanda si les chocolats avaient été faits maison ou non, Kali lui parla très naturellement du business de sa famille, qui s'était passé de père en fille pendant des années entières, jusqu’à ce que son père s'enfuie avec sa mère pour vivre une autre vie en Indonésie.

Le début du cauchemar.
La voix douce de son compagnon le tira de ses divagations, et il se redressa, clignant des yeux plusieurs fois, en l'entendant murmurer : « Eh beh... ».
Kali était plutot fier de voir, à son expression impressionnée et interloquée, qu'il n'avait de toute évidence pas totalement perdu la main.
Curieux, maintenant que les barrières de la culpabilité s'étaient légèrement effacées, le jeune homme ne put s’empêcher de s'enquérir de la raison pour laquelle Hojoo avait choisi de venir enseigner ici. Bien évidemment, il était conscient que cela aurait pu être un affront devant un autre professeur.
Pour autant, le plus jeune ne sembla pas offensé, bien au contraire, il sembla penser sincèrement à la façon de lui répondre.

« Hmm... »  Il avait l'air un peu malicieux, se grattant un menton imberbe, comme si il avait une sorte de bouc invisible. « Le monde n'est pas encore prêt à me voir devenir son super-héros, alors j'ai choisi l'option B. »
Kali leva les yeux au ciel, amusé. Le professeur ne croyait honnêtement pas aux super-héros : évidemment, il y avait bien des personnes qui n'étaient jamais entrées dans le système quand elles avaient ressenti les premiers symptomes de leur mutation, et étaient devenu des « méchants ». Pour le jeune homme, il n'y avait pas de méchants : simplement des jeunes de tout âge perdus et désemparés.

« Pardon, pardon, je vais te répondre sérieusement. »  Il le regarda manger son chocolat avec enthousiasme, les yeux pétillants.  « Je voulais simplement faire quelque chose qui me plaise, et ce que je faisais avant ne m'intéressait plus depuis des années. J'aime pas la routine, alors j'ai décidé que je voulais aider les jeunes surhumains un peu paumés à mieux comprendre leur pouvoir - même si ça peut paraître déplacé, venant de quelqu'un qui ne maîtrise pas le sien.  »

Une aspiration noble, très noble, qui allait très bien à Hojoo : il avait l'allure du genre de jeune qui sait communiquer avec tout le monde. Kali ne lui donnait pas deux semaines avant que ses élèves ne commencent à lui faire pleinement confiance et qu'ils ne travaillent sérieusement pendant ses cours. Le dernier prof en date, c'était lui, et il avait eut le même temps d'adaptation.
Les enfants étaient bien plus dénués de préjugés que leurs parents, qui avaient eu l'air consternés de voir qu'un aussi jeune professeur incapable de contrôler ses pouvoirs avait pu obtenir une place à la Yonsei University.
« Ou peut-être que j'ai seulement choisi de faire ça pour garder un œil sur ma nièce ici, qui sait. »

Le jeune homme sursauta, encore une fois tiré de sa rêverie par la voix du plus jeune homme. Il eut un air désolé : il lui arrivait souvent de se plonger spontanément dans ses rêveries, n'accordant que peut d'importance à ce qui se passait autour.
« Et toi alors ? Pourquoi l'enseignement ? Pourquoi pas le chocolat ? Les pâtisseries ? Ou même la cuisine ? »
En l'entendant mentionner un travail lié à la cuisine, Kali éclata de rire et montra ses longues mains aux doigts délicats.
« Tu plaisantes ? J'ai essayé pourtant. Ooooh oui ! Après mes études, j'ai travaillé dans un boui-boui indonésien près d'ici C'était infect soi dit en passant... »
Il se souvenait très bien des odeurs de vinaigre et la nourriture pourrissant parfois dans les frigos, qu'il était forcé de jeter. Il y avait mangé une seule fois, et ça lui avait suffit.
« Je travaillais en général à la préparation des entrées et des desserts. Et tant que c'était cru, tout allait bien. Je te laisse...imaginer la suite quand, lors d'un tir, mon patron m'a promu comme assistant. Je me suis ridiculisé. La pression était si intense que j'ai paniqué et que la cuisine entière a pris feu quand j'ai essayé de cuisiner quoi que ce soit. »

Le jeune homme hésita, l'air un peu nostalgique.

« J'aimais beaucoup la fabrique de mon grand-père, c'est vrai. Mais il nous a fallu nous rendre compte des choses telles qu'elles étaient. J'ai du me faire littéralement écraser par mon héritage et je me suis occupé de ça…. Jusqu'ici. »
Il gesticula en direction de la pièce. Puis, écarlate, se demanda si il n'était pas plus sur d'expliquer sincèrement le pourquoi du comment de son arrivée ici. Mais il était vraiment gêné. Il n'était pas sur d'avoir toute confiance en leur toute nouvelle relation pour que sa richesse ne pèse pas dans la balance ?
« Je… Ma tante a un refuge pour les surhumains n'ayant plus de foyers, qu'elle m'a légué. Chaque mois, on recueille toujours de plus de jeunes que leurs parents ont abandonné sous le simple prétexte qu'ils ne voulaient pas d'une progéniture trop différentes d'eux.
C'est grâce à moi que l'idée de ma tante a vu le jour, je vais vraiment de mon mieux pour maintenir cette auberge.
Après...l'enseignement a toujours été ma passion. Les enfants ont autant de chances de nous apprendre quelconque chose comme nous le nous pouvons, pas vrai ? »

Il toussa un peu, rougissant de lui même. Décidément, parler des autres n'était pas un problème, au contraire, alors que parler de lui était beaucoup plus déroutant.

« J'ai simplement décidé de prendre ce poste car a force de travailler avec ses jeunes, j'ai fini par les connaître et par savoir ce qui peut leur faire peur ou au contraire les passionner. Je voulais mettre mon expérience acquérie à la Fondation Hwang à profit. Et me voila ! Encore regardé comme un paria par tous les professeurs – sauf toi, ce que je ne comprends toujours pas - , mais avec des élèves qui m'apprécient, je crois, et apprennent de vraies choses pendant mes cours. »

Il sourit largement, l'air doux, mais pétillant d'énergie non distribuée.
« C'est plutôt magique l'enseignement, par apport à ce qu'on fait ici, hein ? Plutôt ironique, je trouve. »
Il soupira un peu, et laissa son dos se reposer finalement contre le dossier de sa chaise, jaugeant son nouvel ami en souriant en coin, des lignes de rire sur son front et sur ses joues.
« Alors, une nièce dans le lycée ? Comment elle s'appelle ?
Étonnement, l'idée que tu sois là en grande partie pour veiller sur elle ne m'étonne pas tellement.  »


Il soupira soudainement, regardant vers la fenêtre, l'air anxieux.
« Ca te dit… d'aller faire un tour dans le parc après ? Il fait vraiment trop chaud pour rester enfermé à cette heure ci. »
Il commençait vraiment à étouffer, mais il n'avait pas envie de quitter son nouvel ami aussi rapidement.


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MessageSujet: Re: jika ku bersekolah ft. ho joo Dim 16 Avr - 20:00
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Il était toujours passionnant de faire connaissance avec quelqu'un dont on ne savait rien. C'était quelque chose qui avait toujours plu à Ho Joo, principalement parce qu'il adorait écouter les gens parler d'eux-même. Parler de n'importe quoi, et ce avec n'importe qui, c'était simplement l'une des choses qu'il appréciait le plus : il était quelqu'un qui voulait toujours en savoir plus sur tous ceux qu'il rencontrait.

Lorsque Ho Joo questionna son collègue à propos de son choix de carrière, lui demandant pourquoi celui-ci ne s'était pas plutôt dirigé vers un métier axé sur la cuisine, Kali éclata tout simplement de rire, l'air particulièrement amusé par cette idée. Il montra ensuite ses mains délicates au jeune professeur, étalant ses longs doigts devant son visage lorsqu'il lui répondit.

« Tu plaisantes ? J'ai essayé pourtant. Ooooh oui ! Après mes études, j'ai travaillé dans un boui-boui indonésien près d'ici. C'était infect, soit dit en passant... »

Il avait donc tout de même mis un pied dans l'industrie culinaire : de la cuisine indonésienne, c'était bon à savoir. Il lui semblait bien que Kali ne devait pas être un coréen de pure souche, plusieurs éléments dans sa façon de parler et son apparence l'en avaient convaincu déjà, il était donc heureux d'apprendre au passage d'où il pouvait bien venir.

À la mention dudit « boui-boui », Ho Joo ne put s'empêcher de sourire. Il ne voulait pas se moquer de son collègue, loin de là, mais sa manière de parler sans le moindre filtre avait quelque chose de très amusant, très spontané, presque enfantin. Il était toutefois légèrement étonné de voir que son ami ne semblait pas avoir de très bons souvenirs liés à son ancien travail - il espérait que le professeur Hwang exagérait en qualifiant son environnement de travail comme « infect », car il ne souhaitait cela à personne.
Mais bientôt, son aîné reprit, laissant son collègue accroché à ses lèvres, en attente d'en savoir plus à propos de son passé aux fourneaux.

« Je travaillais en général à la préparation des entrées et des desserts. Et tant que c'était cru, tout allait bien. Je te laisse...imaginer la suite quand, lors d'un tir, mon patron m'a promu comme assistant. Je me suis ridiculisé. La pression était si intense que j'ai paniqué et que la cuisine entière a pris feu quand j'ai essayé de cuisiner quoi que ce soit. »

Ho Joo était partagé entre l'amusement et le choc à l'entente de ces mots. L'idée d'une cuisine qui puisse inopinément prendre feu avait un potentiel comique relativement phénoménal, mais il réalisait en même temps à quel point cela avait du être dangereux pour les gens qui y travaillaient. Ce pauvre professeur Hwang avait sûrement eut la peur de sa vie, et il espérait sincèrement qu'il ne se soit pas fait brûler par son propre pouvoir durant cet incident.
Ça ne devait pas être facile d'avoir un pouvoir comme celui de maîtriser le feu, et il comprenait mieux que personne à quel point on pouvait se sentir mal lorsqu'on déclenchait une catastrophe par inadvertance à cause de son don. Quelque part, il se rendait compte qu'il avait finalement énormément de chance avec son intangibilité tangente.

Alors lorsqu'il vit Kali hésiter, laissant un air légèrement nostalgique se dessiner sur son visage, Ho Joo lui adressa un sourire encourageant, priant pour ne pas qu'il soit mal interprété par son collègue. Il préférait rester silencieux pour le moment, pour ne pas risquer de couper son aîné dans son élan, puisqu'il semblait enclin à continuer de parler.

« J'aimais beaucoup la fabrique de mon grand-père, c'est vrai. Mais il nous a fallu nous rendre compte des choses telles qu'elles étaient. J'ai du me faire littéralement écraser par mon héritage et je me suis occupé de ça…. Jusqu'ici. »

Oh ? Alors qu'il écoutait attentivement Kali, cette dernière révélation qu'il venait de lui faire déstabilisa légèrement Ho Joo : écrasé par son héritage ? Sa famille n'était donc finalement pas qu'une simple famille de chocolatiers comme il l'avait assumé plus tôt, c'était une réelle surprise. Pas qu'il voit ça d'un mauvais œil - il se fichait bien de savoir s'il se trouvait face à un homme obscènement riche ou face à quelqu'un qui peinait à arrondir ses fins de mois -, mais le professeur n'avait tout simplement pas anticipé cela.
Ça n'en rendait presque cette conversation que plus intéressante : il allait de découverte en découverte. Il était maintenant même curieux de savoir ce que la famille Hwang pouvait bien tenir comme business, si ça n'était plus celui du chocolat.

Mais avant qu'il ne puisse songer à poser cette question qui le taraudait, bientôt, face à lui, son collègue se mit à gesticuler, le visage tout écarlate.

« Je… Ma tante a un refuge pour les surhumains n'ayant plus de foyers, qu'elle m'a légué. Chaque mois, on recueille toujours de plus en plus de jeunes que leurs parents ont abandonné sous le simple prétexte qu'ils ne voulaient pas d'une progéniture trop différente d'eux.
C'est grâce à moi que l'idée de ma tante a vu le jour, je vais vraiment de mon mieux pour maintenir cette auberge.
Après...l'enseignement a toujours été ma passion. Les enfants ont autant de chances de nous apprendre quelconque chose comme nous le nous pouvons, pas vrai ? »


Bouche bée, Ho Joo n'osait tout simplement pas dire quoi que ce soit à son aîné qui lui révélait tout cela, au point où il en oublia même d'acquiescer à la question qu'il lui adressait.
Il était tout simplement merveilleux pour lui d'apprendre ainsi l'existence de refuges pour les surhumains reniés par leur famille. Lui qui avait vu sa famille se faire déchirer simplement par le mariage de sa sœur avec un surhumain, il avait avait envie de remercier Kali pour ce que sa tante et lui faisaient pour tous ces pauvres jeunes. Son collègue pouvait être fier d'avoir inspiré un membre de sa famille à faire le bien de la sorte, là où lui n'avait réussi qu'à se faire rejeter de la sienne en devenant - pour reprendre les mots de son ami - « trop différent ».

Mais il n'en fit rien, préférant observer son collègue qui se mit à tousser, lui donnant l'impression d'être un peu mal à l'aise. Encore une fois, c'est les joues teintées de rouge que celui-ci reprit la parole, déclinant à Ho Joo la suite de sa petite histoire.

« J'ai simplement décidé de prendre ce poste car à force de travailler avec ces jeunes, j'ai fini par les connaître et par savoir ce qui peut leur faire peur ou au contraire les passionner. Je voulais mettre mon expérience acquise à la Fondation Hwang à profit. Et me voilà ! Encore regardé comme un paria par tous les professeurs - sauf toi, ce que je ne comprends toujours pas - , mais avec des élèves qui m'apprécient, je crois, et apprennent de vraies choses pendant mes cours. »

Plus il parlait, plus le professeur Hwang confirmait ce que son collègue avait bien pu deviner à propos de lui : il semblait réellement être une personne faite pour l'enseignement. En fait, il lui donnait même l'impression de n'avoir aucune légitimité à exercer le même métier que lui, lui qui s'était lancé dedans la tête la première, sans réelle expérience dans ce domaine. Ho Joo comprenait de moins en moins comment on pouvait le voir comme un paria, et se promit même de prendre la défense de son ami, si d'aventure il entendait quiconque dire du mal de lui.
L'essentiel, c'est qu'il savait que Kali était un homme bien, et qu'il était certain que les élèves partageraient son opinion à son propos. Et rien que cela suffisait à élargir le sourire qu'il adressait à son collègue : il ne pouvait tout simplement pas faire quoi que ce soit d'autre, il était ravi de rencontrer une telle personne.

Face à lui, Kali s'était remis à sourire. Les yeux brillants et dégageant toujours la même douceur que depuis le début de leur échange, il ne tarda pas à reprendre la parole, la voix teintée d'une énergie qui faisait plaisir à entendre.

« C'est plutôt magique l'enseignement, par rapport à ce qu'on fait ici, hein ? Plutôt ironique, je trouve. »

Sans la moindre hésitation, Ho Joo acquiesça allègrement, avant d'appuyer rapidement les propos de son collègue.

« Plutôt oui, c'est amusant. »

Il avait toujours le sourire aux lèvres, les yeux fixés sur son ami. Il était vrai que depuis qu'il avait découvert le monde merveilleux de l'enseignement, pas un jour ne s'était passé sans qu'il ne s'amuse, sans qu'il en apprenne un peu plus à propos de lui-même et des jeunes dont il s'occupait durant ses cours. Il était tout simplement impossible de s'ennuyer à Busan High, et c'était ce qui lui plaisait le plus à propos de cet endroit.
Face à lui, Kali soupira doucement, avant de se laisser aller contre le dossier de sa chaise. Il adressa ensuite un sourire en coin à son collègue, l'ai presque sournois, tandis qu'il reprenait la parole.

« Alors, une nièce dans le lycée ? Comment elle s'appelle ? Étonnamment, l'idée que tu sois là en grande partie pour veiller sur elle ne m'étonne pas tellement. »

Le jeune homme aurait difficilement pu rendre Ho Joo plus heureux qu'il ne l'était déjà en lui posant des questions à propos de sa chère nièce. Si bien que celui-ci se redressa quelque peu sur son siège, un certain regain d'énergie le traversant soudain alors qu'il s'entendit répondre.

« Oh, elle s'appelle Mi Ran. Choi Mi Ran. » Il afficha un sourire plein de fierté, les yeux pétillants et le visage lumineux, comme à chaque fois qu'il parlait d'elle, avant d'ajouter. « Seize ans, jolie comme un cœur, et - j'espère - une élève exemplaire ! »

Il le savait bien, il pouvait devenir un véritable petit papa poule tout ce qu'il y avait de plus insupportable et de plus cliché lorsqu'on le lançait sur le sujet de Mi Ran. C'est pourquoi le jeune professeur fit de son mieux pour refréner son envie de décliner le palmarès des qualités qu'il attribuait à sa nièce, pour éviter de trop inonder son ami de l'amour un peu trop expansif qu'il pouvait avoir pour cette petite.
Non, il était plus sage de rester mesuré pour le moment. D'essayer, tout au moins.

Kali soupira soudainement, regardant vers la fenêtre, le visage inquiet. Face à lui, Ho Joo ne savait pas à quoi s'attendre lorsqu'il vit que celui-ci était sur le point de lui dire quelque chose.

« Ça te dit… d'aller faire un tour dans le parc après ? Il fait vraiment trop chaud pour rester enfermé à cette heure-ci. »

Si l'air anxieux de son collègue avait un instant fait peur à Ho Joo, sa question chassa rapidement celle-ci d'un revers de main. C'était une merveilleuse idée que de quitter cette salle pour profiter du beau temps, surtout quant on savait que le jeune homme n'aimait pas spécialement rester trop longtemps sur place - et encore moins au premier étage d'un bâtiment, où il risquait à chaque instant de traverser le sol inopinément.

« Bonne idée, on peut y aller maintenant même ! »

En disant cela, le jeune professeur s'était levé promptement, motivé à l'idée de pouvoir se dégourdir les jambes un peu. Motivation qui toutefois disparut aussi rapidement qu'elle était apparue, puisque son visage perdit soudain sourire. Ho Joo venait de réaliser qu'il ne pouvait pas se permettre d'accepter une telle proposition : Jackson, il avait oublié Jackson.

« Oh. Attends... Non... »

Il se gratta nerveusement l'arrière de la tête, se demandant comment un détail aussi important que cela  avait bien pu échapper à son esprit. Un détail d'ordre canin qui ne le pardonnerait pas s'il ne lui accordait pas l'attention dont il avait besoin. Il ne pouvait tout simplement pas se permettre de faire attendre ce problème trop longtemps, et il savait qu'une promenade dans le parc risquerait de lui faire perdre toute notion du temps.
C'est pourquoi il ne tarda pas à reprendre la parole, pensant soudain à une possible alternative.

« Enfin... » Adressant un regard coupable à son collègue, il décida de lui proposer une solution à son problème, espérant que celle-ci lui conviendrait. « Ça ne te dérange pas si on fait juste un petit crochet par chez moi avant d'aller au parc ? Ça sera rapide, vraiment, c'est juste pour chercher Jackson - mon chien, je le sors toujours après les cours, je voudrais pas qu'il cause une catastrophe dans l'appartement parce que je l'aurais laissé tout seul trop longtemps. »

Ho Joo était réellement embêté par la situation et espérait vraiment ne pas abuser de la gentillesse de son aîné avec une telle requête. D'un côté, il ne voyait pas en quoi la présence de Jackson pourrait bien gêner Kali, mais il avait l'impression de peut-être pousser un peu trop en lui imposant son chien.
Peut-être n'aimait-il pas les chiens ?
Peut-être même...
Réalisant alors quelque chose, le jeune homme s'agita soudain, faisant de petits gestes rapides devant son ami - qui ne devait probablement pas comprendre la nature d'un tel changement de comportement sans préavis. Il se mit ensuite à parler rapidement, tout à fait confus.

« T'as pas peur des chiens au moins ? Parce que sinon, je demanderai à un de mes colocataires de s'en occuper, je veux pas que tu penses que j'essaye de m'enfuir ! » Il cessa d'agiter sa main, tâchant de présenter son sourire le plus encourageant au professeur face à lui. « Mais vraiment, c'est un amour, il ne ferait pas de mal à une mouche. Tu verras, il est adorable et il adore rencontrer de nouveaux amis. »

Il espérait sincèrement que Kali accepte sa proposition, car il n'avait aucune envie d'écourter leur petite discussion. C'était toujours le problème, quand il rencontrait une nouvelle personne qu'il appréciait directement : il n'avait jamais envie de voir leur échange s'arrêter, il avait toujours envie de continuer à parler jusqu'à ce que mort s'en suive s'il le fallait.

Debout, il attendait nerveusement une réponse, ne sachant trop à quoi s'attendre.


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MessageSujet: Re: jika ku bersekolah ft. ho joo Jeu 20 Avr - 22:08
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Cela faisait une éternité que Kali n'avait actuellement pas parlé de son passé à qui que ce soit : ce qui était à la fois excitant et plutôt effrayant, c'est qu'il ne ressentait aucune peur à l'idée du regard que Hojoo pourrait porter sur lui : les choses sortaient naturellement ! C'était comme si le charme naturel du plus jeune avait réussi à faire tomber tous ses barrières, et il se surprit à se rappeler de plus d'une histoire remontant à ses années à l'université, ou il avait actuellement essayé d'être une personne « normale », et qu'il avait essayé de faire de la cuisine.
Les choses avaient mal tourné, évidemment. Heureusement, personne n'avait été blessé ce jour là. En vérité, et heureusement, il n'avait jamais plus blessé qui que ce soit avec son don depuis ses neufs ans.

Il s'était blessé lui, évidemment. Aux heures les plus somrbes de sa vie, il avait actuellement pensé à utiliser son pouvoir contre lui, et certaines de ses cicatrices étaient plus douloureuse à cette idée. Aujourd'hui, le jeune homme était en paix avec lui même et cherchait un moyen de s'assurer que plus personne n'aie à le craindre, mais à l'époque, ce n'était pas nécessairement aussi facile, en particulier en tant qu'adolescent étranger souffrant de la solitude.

Une partie de son amour pour les enfants, et de son amour pour l'enseignement venait évidemment de sa propre expérience. Qui sait ce qu'il aurait pu devenir sans l'aide de ses grands parents et de sa tante ? Il aurait sans aucun doute fini par mourir de faim, ou par être réellement noyé par les gens du village qui l'avaient toujours considéré comme l'enfant du démon.
L'aide de ses grands parents lui avaient permis de se construire en tant qu'humain, mais pas en tant que bête. L'aide apportée par cette école lui avait actuellement permis de faire en sorte de ne pas avoir constamment peur de blesser quelqu'un.

Ou serait t'il aujourd'hui si il n'avait pas eu le droit à tout ca ? Il n'avait vraiment aucune envie de l'imaginer. En tout cas, il n'aurait très certainement jamais eu l'occasion de rencontrer Hojoo, qui changeait lentement de statut entre « victime » et « ami ».

« Plutôt oui, c'est amusant. »

Le jeune homme l'avait écouté parler sans broncher pendant tout ce temps, et il souriait encore.
Actuellement, Kali aurait menti si il vous avait soutenu que son petit cœur n'avait pas fait un tripe salto en voyant le regard pétillant d’intérêt que lui avait lancé son compagnon. Décidément… Il ne faisait pas beaucoup d'efforts pour être moins adorable, ca allait poser beaucoup de problème à son aîné.
Mais il devait être fort. Il n'avait vraiment aucune envie de perdre son amitié, encore plus maintenant qu'il savait combien il était génial de se faire comprendre par quelqu'un dans cette vaste jungle qu'était la Busan Heroes High.

Se ravisant, il décida d'interroger le jeune homme sur sa fameuse jeune nièce, qui, à son expression enjouée, était de toute évidence un des sujets de conversations préférés du jeune homme ! Pour Gabriel, qui n'avait pas de frères et sœurs, il trouvait ce genre de relations adorables… Et il devait avouer que le coté protecteur de Hojoo avec sa jeune nièce était assez touchant.

« Oh, elle s'appelle Mi Ran. Choi Mi Ran. » Le professeur manqua d'éclater de rire en voyant son expression ! Bien évidemment, cela n'avait rien d'un rire moqueur, mais son air fier, comme si il parlait de sa propre fille, était tout simplement adorable !
 « Seize ans, jolie comme un cœur, et - j'espère - une élève exemplaire ! »
Cela ne lui disait rien, le jeune homme ne devait pas encore l'avoir eue en cours : il se demanda si la jeune fille avait déjà été en cours ici avant que Hojoo ne vienne y enseigner, parce qu'il n'avait jamais rencontré d'élève de 16 ans appelée Mi Ran.

« Je suppose que ta sœur est plus vieille que toi, non ? »

Encore une fois, avoir des frères et sœurs était un concept étranger pour l'indonésien. Il avait cru comprendre que pour ceux qui en avait, c'était à la fois une malédiction et une bénédiction, en particulier en fonction des époques et des périodes. Lui… pensait Kali, aurait bien voulu avoir un frère ou une sœur. Mais bien évidemment, ses parents n'auraient jamais pris le risque d'avoir un deuxième enfant maudit par le démon.
Chassant cette idée noire de son esprit, le jeune homme se reprit et proposa à son compagnon d'aller prendre l'air, profiter de cette fin d'après midi agréable. Il en avait bien besoin, après avoir passé son après midi enfermé dans cette pièce mal éclairée.

« Bonne idée, on peut y aller maintenant même ! »

Content d'une telle idée, le jeune homme hocha vigoureusement la tête, prenant son manteau sur la chaise, et se préparant à sortir avec son nouvel ami. D'habitude, après ses heures de cours, il rentrait en général directement chez lui.
Il était très agréable de pouvoir varier un peu les plaisirs.

« Oh. Attends... Non... »
Haussant les sourcils, le jeune homme se tourna vers son compagnon, l'air interloqué. « Hm ? Quelque chose ne va pas ? »

Pendant quelques secondes, le plus vieux eut la peur irrationnelle de voir Hojoo lui dire qu'il avait finalement changé d'avis, et que l'idée de marcher à ses cotés le faisait beaucoup trop craindre pour sa vie : ce qui était idiot, car le jeune homme lui avait bel et bien prouvé qu'on pouvait lui faire confiance.

« Enfin... »  Vu son air coupable, Kali s'attendait déjà à un aveu exceptionnel.  « Ça ne te dérange pas si on fait juste un petit crochet par chez moi avant d'aller au parc ? Ça sera rapide, vraiment, c'est juste pour chercher Jackson - mon chien, je le sors toujours après les cours, je voudrais pas qu'il cause une catastrophe dans l'appartement parce que je l'aurais laissé tout seul trop longtemps. »

Bouche bée, le jeune homme l'observa longuement sans rien dire. Il avait l'air tellement gêné à cause d'un chien ? Bizarrement, le plus vieux ne savait pas pourquoi il était si surpris. Hojoo était tellement plein de douceur et d'affection qu'il ferait le genre de maître idéal pour un animal en manque d'amour.
Il était exactement le genre de personne qui se devait d'adopter un animal à un moment ou un autre de sa vie.

Évidemment qu'il avait envie d'aller chercher le chien d'Hojoo ! Il avait toujours aimé les animaux. Il n'avait simplement jamais voulu en avoir un avant d'être certain d'être capable de l'assumer, et surtout de ne pas le blesser.
Avant qu'il ne puisse lui assurer que ca ne le dérangeait pas le moins du monde de faire un détour par chez le jeune professeur, celui ci reprit la parole, l'air légèrement paniqué.

« T'as pas peur des chiens au moins ? Parce que sinon, je demanderai à un de mes colocataires de s'en occuper, je veux pas que tu penses que j'essaye de m'enfuir ! » 
Le plus vieux rit doucement, l'air amusé.
« Bien sur que non, j'adore les chiens ! Et ils me le rendent plutot bien, je crois » Il eut l'air soudainement inquiet qu'Hojoo hésite car il craignait qu'il pouvait faire du mal à son chien. Heureusement cela ne semblait même pas lui avoir traversé l'esprit. Il semblait simplement s'inquiéter de son éventuelle peur des chiens.

« Mais vraiment, c'est un amour, il ne ferait pas de mal à une mouche. Tu verras, il est adorable et il adore rencontrer de nouveaux amis. »
« J'ai hâte de le rencontrer alors, on y va ? »

Il lui sourit gentiment et prit son sac ainsi que son manteau et ils se dirigèrent vers l'extérieur du bâtiment une fois prêts : la brise de printemps caressait les grandes étendues de verdures du parc de l'école. L'endroit était beau, et extrêmement bien entretenu, et il devait avouer qu'entre deux sessions de préparation de ses cours et des examens, il aimait venir s'asseoir ici pour profiter de la fraicheur des beaux jours revenus.
Ils étaient sur la fin de la période des cerisiers, et certaines fleurs résistaient courageusement alors que la plupart de leurs semblables jonchaient le sol dans une sorte de chaos artistique.

L'air lui même sentait délicieusement bon : un mélange des embruns du port de busan, avec l'odeur des fleurs sortant timidement de leurs bourgeons.
« Quel douceur, ce temps. » Il suivit Hojoo sur le sentir menant aux quartiers des professeurs, ou il se trouvait que Kali vivait aussi la plupart du temps. « En Indonésie, il faisait simplement chaud tout le temps, et c'est très désagréable. En Corée, c'est beaucoup plus supportable. »
Ils écoutèrent pendant un temps les graviers craquer sous leurs pieds, dans un silence agréable et entendu.
Il avait envie de le remercier, de le remercier pour sa gentillesse, le remercier d'avoir envie de se promener avec lui dans ce parc… Mais il n'en dit rien. Peut etre aurait ce été un peu trop sentimental.

Ils finirent par s'arrêter devant le complexe d'appartements du lycée, directement accolé aux dortoirs des élèves.
L'endroit était composé de plusieurs bâtiments à l'aspect propret qui n'avait pas le charme des vieux Hanok que possédait Kali et dans lesquels il vivait le reste de la semaine et pendant les vacances : cependant, l'endroit était agréable, et calme.
Curieux, le jeune homme se pencha vers Hojoo, les yeux pétillants d'excitation.

« Jackson… de quel race de chien est t'il ?! »


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MessageSujet: Re: jika ku bersekolah ft. ho joo Dim 23 Avr - 15:36
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Il était difficile de savoir ce qui rendait le professeur Song le plus heureux actuellement : le fait de pouvoir faire connaissance avec quelqu'un qui se révélait de plus en plus intéressant au fil de leur conversation, ou le fait que celui-ci était intéressé d'en savoir à propos de son sujet préféré - à savoir sa nièce ?
Que ça soit l'un ou l'autre, Ho Joo était ravi dans tous les cas, appréciant de plus en plus cette discussion avec son collègue.

Il n'était donc pas étonnant d'avoir vu ce jeune homme soudain emprunt d'une énergie ridiculement enfantine lorsqu'il s'était mis à parler de Mi Ran, comme un vieux père fier de sa fille l'aurait fait lors d'une réunion parent-professeur. Il n'avait pourtant donné qu'une poignée d'informations sur elle à son collègue, mais on pouvait sentir dans sa voix toute la fierté qu'elle lui inspirait.
Mais avant qu'il ne puisse céder à la tentation d'en étaler davantage à propos de l'amour qu'il pouvait porter pour cette jeune fille, Kali prit bientôt la parole pour lui poser une question - si l'on en croyait l'expression de son visage lorsqu'il le regardait.

« Je suppose que ta sœur est plus vieille que toi, non ? »

L'espace d'une seconde, on put voir un léger voile de tristesse passer dans le regard du jeune professeur, qu'il tâcha de rapidement chasser en élargissant légèrement son sourire. Cela avait au moins eu le mérite de calmer un peu son trop plein d'énergie.
Hochant la tête doucement, Ho Joo répondit ensuite à la question de son collègue, la voix tranquille.

« Mhm. Cinq ans de plus que moi. »

Cela faisait bien longtemps qu'on ne lui avait pas posé de questions à propos de sa sœur, et le jeune homme avait oublié cette sensation de pincement au cœur qu'il pouvait ressentir à chaque fois qu'on la mentionnait.

Dix ans. Cela allait faire dix ans cette année qu'elle était partie. Et pourtant, il n'arrivait toujours pas à se résoudre à parler d'elle au passé. Elle n'était probablement pas bien fière de lui, de l'endroit où elle se trouvait à présent - car Ho Joo en était certain, quelque part, Hong Nam veillait sur sa fille et lui, comme elle l'avait toujours fait de son vivant.
Il ne voulait pas mentir en laissant croire à son collègue que sa sœur était toujours en vie bien sûr, mais il était tout simplement incapable de lui laisser entendre qu'elle n'était plus de ce monde. Il n'avait aucune envie de s'embourber dans une discussion sur ce sujet : il ne parlait jamais de la mort de Hong Nam ou de son mari avec qui que ce soit, à l'exception peut-être de sa nièce. Même avec elle, il se contentait finalement de se remémorer ses meilleurs souvenirs avec eux, pour ne pas que leur fille ne les oublie.

Lorsque Kali lui proposa de sortir prendre l'air, Ho Joo chassa rapidement les pensées un peu grises qui avaient eu le temps de s'immiscer dans son esprit, retrouvant rapidement de son énergie habituelle. Il accepta donc cette proposition avec joie et se leva bientôt, prêt à rassembler ses affaires pour sortir.
C'est là qu'il réalisa soudain que depuis tout ce temps, il avait réussi à oublier un détail d'une importance capitale : Jackson l'attendait à l'appartement, il ne pouvait pas se permettre de retarder trop sa promenade en acceptant une balade au parc avec son collègue. Il se vit donc obligé de soudain refuser cette proposition, revenant sur ses mots, plutôt embarrassé.

Haussant les sourcils, Kali se tourna vers son compagnon, l'air interloqué.

« Hm ? Quelque chose ne va pas ? »

Un peu gêné, le plus jeune se mit donc à expliquer en détail son problème d'ordre canin, alors que son collègue le regardait, bouche bée. Interprétant mal ce regard, Ho Joo paniqua un peu, lui demandant s'il n'avait pas peur des chiens, en lui précisant qu'il espérait qu'il ne penserait pas qu'il essayait de fuir cette balade au parc avec lui.
Apparemment amusé par sa demande, son aîné se mit alors à rire doucement, ne tardant pas à le rassurer à ce sujet.

« Bien sur que non, j'adore les chiens ! Et ils me le rendent plutôt bien, je crois. »

Pas encore totalement apaisé toutefois, Ho Joo se sentit obligé d'insister encore sur la gentillesse de Jackson, comme s'il avait encore besoin de convaincre le professeur Hwang de quoi que ce soit. À quoi celui-ci répondit bientôt, le ton rassurant.

« J'ai hâte de le rencontrer alors, on y va ? »

Face à lui, Kali lui souriait gentiment à présent et venait de prendre son sac ainsi que son manteau, invitant son collègue à le suivre. Celui-ci le fit avec joie, ramassant son sac à ses pieds et remettant son long manteau gris sur ses épaules alors qu'il suivait le professeur Hwang dans les couloirs de la BHH, jusqu'à arriver à l'extérieur du bâtiment.
Une fois dehors, le jeune homme prit un bon bol d'air, profitant de la brise agréable de la saison pour se remplir les poumons après une longue journée passée à l'intérieur. Il faisait si beau dehors, dans ce climat tempéré, avec toutes ces fleurs qui les entouraient. Il appréciait tout simplement observer celles-ci d'un œil absent, pour finalement ne regarder que les tâches de couleurs qu'elles pouvaient former sur la grisaille dominante de la ville.

Laissant aller son regard de fleur en fleur, Ho Joo se perdit quelques instants dans ses pensées, se surprenant à penser qu'il faudrait qu'il songe à bientôt rendre visite à sa sœur et son beau-frère, là où ils reposaient. Cette fois, il irait probablement seul. Il voulait simplement leur conter les rencontres qu'il avait pu faire depuis son retour dans l'école qu'il avait toujours adorée, et leur demander de continuer à veiller sur leur fille qui faisait ses premiers pas dans ce monde compliqué qu'était celui des surhumains.

« Quel douceur, ce temps. » Derrière lui, la voix du professeur Hwang venait de le tirer de ses pensées, lui faisant réaliser qu'il avait pris un peu d'avance sur son collègue, l'oubliant un peu. Ralentissant à peine, il hocha légèrement la tête et continua à suivre le chemin du sentier qui les menaient aux quartiers des professeurs, faisant cette fois attention à ne pas trop presser le pas. « En Indonésie, il faisait simplement chaud tout le temps, et c'est très désagréable. En Corée, c'est beaucoup plus supportable. »

Sans se retourner, Ho Joo sourit légèrement à l'entente de cette phrase et y répondit bientôt, reprenant inconsciemment le même ton calme que son collègue lorsque sa voix s'éleva tranquillement dans l'air.

« Je dois t'avouer que je n'y suis jamais allé, mais j'aimerais beaucoup, un jour. L'idée de voyager m'a toujours plu, mais je n'ai jamais pris le temps de le faire. » Il rit doucement, avant de reprendre. « Le voyage le plus long que j'ai du faire de ma vie, c'était probablement quand je suis parti de Séoul pour Busan. Rien de bien extraordinaire, donc. »

Les mains enfoncées dans les poches de sa veste, il laissa ensuite son regard se perdre dans le paysage environnant, songeant à ce qu'il venait de dire.

Enfant, il avait toujours rêvé de parcourir le monde, de voir ce que pouvaient cacher les autres continents, de rencontrer des cultures éloignées de celle qu'il avait toujours connu. Il en parlait souvent avec sa sœur, tous deux s'étant promis un jour de comparer leurs voyages, et pourquoi pas d'en faire quelques-uns ensemble.
Mais la vie en avait décidé autrement. Hong Nam n'avait finalement jamais quitté leur Corée natale, et lorsque le pouvoir instable de son frère se révéla à lui, la possibilité de prendre l'avion pour se rendre à l'autre bout du monde était soudain devenue une chimère. Et cela, c'était sans compter l'accident qui avait déjà rendu Ho Joo nerveux à la simple idée de devoir un jour prendre le volant.

Il était loin à présent, cet enfant avide d'aventures en terres inconnues. Ne restait qu'un trentenaire légèrement frustré, évitant de son maximum les transports publics et n'ayant jamais essayé de passer son permis de conduire. Autant dire que cela limitait les possibilités de voyage.
Peut-être était-ce le signe qu'un rêve ne devait parfois rester qu'un rêve.
Et puis, il ne regrettait pas totalement n'avoir jamais voyagé car finalement, même s'il n'avait pas eu toutes ces peurs pour l'empêcher de se lancer dans l'aventure, Ho Joo n'aurait pu se permettre de laisser Mi Ran seule à Busan, sans personne pour veiller sur elle - même si cette excuse sonnait probablement comme un prétexte irrecevable, maintenant qu'elle avait seize ans.

Sans le remarquer, le jeune professeur arrivait bientôt à l'endroit de la résidence où il vivait - ainsi que la plupart des professeurs de la BHH. Le reste du trajet qu'il avait parcouru avec Kali s'était déroulé dans un silence agréable, seulement perturbé par le craquement du gravier sous leurs pieds, mais à une vitesse étonnante. Il était rare qu'il apprécie autant le calme, tant et si bien qu'il se demandait si son collègue n'avait pas un pouvoir apaisant qu'il lui cachait.

« Jackson… de quelle race de chien est t'il ?! »

Alors qu'ils étaient arrivés face à la porte d'entrée de la résidence, Kali venait de se pencher vers son collègue pour lui poser cette question, lui adressant un regard pétillant d'excitation. Tout en sortant ses clefs de la poche de son manteau pour ouvrir la porte du bâtiment, Ho Joo lui adressa à son tour un grand sourire pour lui répondre d'une voix enjouée, ne cachant pas le ravissement que lui inspirait l'intérêt que son ami semblait porter pour son petit Jackson.

« Oh, c'est un bouledogue français ! Ça fera bientôt six ans que je l'ai. »

La porte une fois ouverte, il fit signe à son collègue de passer devant lui, pour ensuite le mener jusqu'à son appartement. Là-bas, il dut à  nouveau sortir ses clefs pour en ouvrir la porte, ses colocataires n'étant apparemment pas à l'intérieur en ce moment. Sans grand étonnement, une petite furie de boule de poils se précipita à sa rencontre sitôt la porte déverrouillée, pour venir accueillir Ho Joo et son collègue comme si elle avait attendu ce moment toute la journée.
Amusé, le jeune professeur regarda son meilleur ami à quatre pattes tourner autour de lui tout agité, avant de rapidement se désintéresser de lui pour sautiller autour de l'inconnu - pour lui - qui l'accompagnait.

Un poing sur les hanches, Ho Joo adressa un sourire à Kali, pour successivement le montrer lui, puis son chien de la main droite.

« Kali, Jackson. Jackson, Kali. »

Laissant à son chien le loisir de se présenter comme il se devait à ce nouvel ami qu'on lui offrait, son maître fit ensuite quelques pas dans l'appartement, ramassant une laisse avant de revenir à l'entrée. Une fois de retour, il frappa une fois dans ses mains et vit son chien tourner la tête pour le regarder, langue pendante. Ho Joo s'accroupit ensuite pour se mettre à son niveau, lui montrant sa laisse en souriant.

« On va se promener mon grand ? »

Immédiatement, le bouledogue fit totalement volte-face pour aller face à lui, posant sagement ses fesses sur le sol en attendant qu'il soit mis en laisse. Intérieurement, Ho Joo était particulièrement fier de son cher Jackson : s'il y avait bien un moment où il faisait preuve d'une obéissance parfaite, c'était lorsqu'on lui promettait une promenade, c'en était presque comique.
Une fois son chien en laisse, le jeune professeur se releva pour se remettre face à son collègue, l'invitant à lui ouvrir la voie pour se diriger vers l'extérieur du bâtiment pendant qu'il s'occupait de refermer la porte de son appartement. Celle-ci fermée, il rejoignit rapidement Kali pour se remettre à son niveau, sourire aux lèvres, Jackson sur les talons.

Arrivés à l'extérieur de la résidence, les deux professeurs purent tranquillement reprendre le chemin du parc, marchant cette fois côte à côte. Les mains dans le dos, Ho Joo tenait la laisse de son chien, celui-ci ayant visiblement beaucoup d'intérêt pour Kali puisqu'il restait tranquillement aux pieds de celui-ci en l'observant, plutôt que de gambader un peu partout comme il l'aurait fait d'ordinaire.
Un léger rire s'échappa des lèvres de son maître lorsqu'il constata cela, s'adressant bientôt à son collègue pour le lui signaler.

« On dirait qu'il t'a déjà adopté, c'est fou. Même Min Ki n'a pas eu droit à autant d'attention quand on s'est installés à la résidence, il était plus intéressé par son chat que par lui. »

Gloussant légèrement à ce souvenir, Ho Joo tourna légèrement la tête pour se mettre à regarder droit devant lui, où la ligne de l'horizon le laissait voir un soleil qui commençait tout doucement à décliner. Connaissant par cœur le chemin menant au parc, il n'avait pas besoin de prêter attention à là où il mettait les pieds, laissant le loisir à son esprit de se concentrer sur d'autres sujets intéressants qu'il pourrait bien aborder avec Kali.
Il ne fallut pas longtemps pour que le jeune professeur ne pense d'ailleurs à quelque chose à lui demander, se rappelant ce qu'il avait bien pu lui dire plus tôt concernant le climat de son pays natal. Tournant donc à nouveau son visage vers lui, il s'adressa bientôt à celui-ci, sans prendre la peine de cacher le moins du monde l'intérêt que pouvait lui susciter son collègue.

« Dis-moi, ça fait longtemps que tu as quitté l'Indonésie ? Ça ne te manque pas parfois ? J'imagine que la plupart de ta famille doit se trouver là-bas, enfin... » Il s'interrompit, agitant doucement sa main libre face à son collègue, un peu confus. « Je ne voudrais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas bien sûr, je suis juste curieux de savoir comment tu as fini ici. »

Il n'aurait en aucun cas voulu que son nouvel ami ne le trouve trop curieux et ne se referme sur lui-même à cause d'une question un peu trop indiscrète. Ho Joo pouvait bien comprendre que tout le monde n'était pas forcément très emballé à l'idée de parler de soi à quelqu'un qu'on venait de rencontrer, c'était plutôt personnel comme question qu'il lui posait là, après tout.

Mais le jeune homme ne se l'expliquait pas : il était particulièrement intéressé d'en savoir plus à propos de ce professeur Hwang, qu'il voyait actuellement comme une sorte d'énigme qu'il mourrait d'envie de résoudre.


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MessageSujet: Re: jika ku bersekolah ft. ho joo Dim 23 Avr - 19:04
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« Mhm. Cinq ans de plus que moi. » Kali n'aurait pas pu en jurer, mais quelque chose le fit regretter d'avoir posé la question concernant sa sœur. HoJoo avait eut l'air… presque sombre. Il n'en était pas exactement certains, car il ne le connaissait pas assez pour pouvoir déchiffrer chacune de ses expressions et actions, mais quelque chose sur son visage le dissuada d'approcher un peu plus le sujet. Kali avait après, avec les années, à déchiffrer plus que correctement les expressions des gens et à savoir jauger leur humeur.
C'était un pouvoir qui n'avait strictement rien de surnaturel, et qui était acquéri par tous les jeunes étrangers arrivant dans un pays inconnu et plus ou moins hostile dont ils ne connaissaient pas la langue, ni les coutumes.

Aujourd'hui, Kali parlait aussi bien coréen que n'importe lequel de ses concitoyens, mais ca continuait d'être une compétence particulièrement utile, en particulier quand il devait faire face à des adolescents mutins, des familles fermés, ou à des personnes adorables qu'il n'avait pas envie de blesser avec une quelconque maladresse.

Heureusement, ils décidèrent assez rapidement de quitter la chaleur étouffante de la salle de cours pour la fraicheur tranquille du parc du campus. Les étudiants avaient pratiquement tous rejoint leurs quartiers, si ce n'est à l'exception de quelques clubs finissant leurs activités du soir. Ils croisèrent quelques jeunes filles de deuxième année qui saluèrent Kali d'un sourire radieux, avant d'exprimer leur surprise de le voir avec un autre professeur. Immédiatement après s'être éloignées, Kali pu voir qu'elles étaient plongées en grande discussion, un peu plus loin. De toute évidence, HoJoo ne l'avait pas remarqué, trop occupé à observer les fleurs qui se mettaient lentement à bourgonner dans tous les coins du parc.

Kali appréciaient un peu de fraîcheur, et les fins de journées offraient un climat plutôt clément à la contemplation. Il devait avouer que c'était une des choses qu'il appréciait le plus dans cette école, le parc de la Busan Heroes High. Busan avait beau être une ville magnifique et réellement accueillante, les espaces verts se faisaient rares au fur et à mesure que la population de la ville augmentait, et quand il voulait réellement se prélasser, Kali avait toujours été obligé de se rendre à la campagne.
Bien évidemment, me direz vous, il y avait la mer, cette mer que beaucoup d'étranger leur enviaient. Mais pour une raison évidente, Kali n'était pas un grand fan de l'eau. En réalité, il ne savait même pas nager. Sa peur avait toujours pris le dessus sur sa curiosité.

Il reprit la parole, ventant le climat de la Corée en comparaison à celui de la Corée, qui était diamétralement différent .
« Je dois t'avouer que je n'y suis jamais allé, mais j'aimerais beaucoup, un jour. L'idée de voyager m'a toujours plu, mais je n'ai jamais pris le temps de le faire. »

Kali était un peu surpris. Il avait bien évidemment imaginé le jeune homme comme le genre de jeunes a avoir fait l'expérience de tout. Il se l'imaginait bien se rendre à Los Angeles ou dorer sur les plages de Miami. Loin de lui l'idée de s'imaginer qu'il restait casanier… Bien évidemment, il n'allait pas le juger. Kali n'avait jamais beaucoup voyagé sinon entre la Corée et l'Indonésie. Et encore, ca faisait des années qu'il n'y était plus retourné.

 « Le voyage le plus long que j'ai du faire de ma vie, c'était probablement quand je suis parti de Séoul pour Busan. Rien de bien extraordinaire, donc. » Kali sourit doucement, l'air amusé.

« Je vais te confier un secret… Je n'ai pas tant voyagé que ca non plus. Les obligations m'en empêchaient. Évidemment j'aimerais beaucoup découvrir d'autres pays et d'autres cultures. »
Il souriait en s'imaginant à Paris ou à Prague. C'était des pays chers au coeur de son grand-père, qui y avait vécu de nombreuses années pour apprendre tous les secrets du chocolats et de la patisserie sous la houlette de grands chefs européens. L'Asie n'était à l'époque pas réellement connue pour la qualité de ses pâtisseries et de ses desserts.
Il chassa rapidement sa nostalgie des histoires rocambolesques de son grand-père avec un automobiliste provençal, et décida simplement d'interroger son ami sur son chien, auquel il était de toute évidence particulièrement attaché.

« Oh, c'est un bouledogue français ! Ça fera bientôt six ans que je l'ai. »
Les appartements du personnel s'ouvraient devant eux. Kali laissa le jeune homme le guider jusqu’à un bâtiment opposé à celui dans lequel il avait ses quartiers, et ils entrèrent rapidement dans la fraîcheur et le silence des longs couloirs des résidences. Derrière les portes, il pouvait entendre la rumeur des conversations, des rires, ou encore de la musique. Lui même avait hérité d'un appartement seul, bien qu'il aie une chambre en trop au cas ou un jour, quelqu'un aie envie de le rejoindre.
Il en doutait, car les professeurs l'évitaient comme la peste.
Il était évidemment habitué à vivre seul dans un grand espace, en particulier depuis la mort de sa tante. Mais il ne pouvait s'empêcher de se sentir un peu jaloux.

Il n'eut pas le temps de se concentrer la dessus, évidemment, car ils étaient arrivés. Ho Joo avait poussé la porte, et comme il lui avait promis, un petit bouledogue français s'était précipité vers eux en jappant.
Immédiatement, un sourire ravi se dessina sur le visage du plus vieux. Il avait toujours considéré les bouledogue francais comme de grosses peluches rondes, et il avait toujours rêvé s'en approcher de plus près.

Sentant son intérêt pour lui, Kali s'agenouilla précautionneusement devant le petit bout de chien qui vint immédiatement donner un coup de sa langue rapeuse sur son visage, faisant éclater de rire le professeur.
« Kali, Jackson. Jackson, Kali. »
« Enchanté Jackson, ton maître ne m'a pas menti, tu es adorable ! » Presque aussi adorable que lui.
Kali se flagella mentalement en croisant le regard de son compagnon. Il espérait qu'il faisait assez sombre pour qu'il ne l'aie pas vu rougir.

« On va se promener mon grand ? »
Évidemment, la réponse était tout à fait positive. Kali se redressa, époussetant les pans de son manteau noir, et attendit que le chien soit de nouveau sécurisé pour qu'ils puissent rejoindre l'extérieur, ou l'air clément d'une fin d'après midi les attendaient pour suivre leur parcours. Kali n'avait pas envie de rentrer, pas maintenant. Ho Joo et lui s'entendaient bien, et ils semblaient sur la même longueur d'ondes. Ce qui était à la fois une bonne et une mauvaise chose pour le jeune indonésien. Il n'avait plus vraiment de possibilité de nier son attirance, à présent.

Il marchèrent en silence pendant quelques minutes, bien que celui ne soit pas gêné ni lourd. Ils écoutaient les bruits de la nature et de la ville lointaine quand finalement, le plus jeune reprit la parole.
« On dirait qu'il t'a déjà adopté, c'est fou. Même Min Ki n'a pas eu droit à autant d'attention quand on s'est installés à la résidence, il était plus intéressé par son chat que par lui. »
Kali rit doucement, approchant sa main pour caresser l'animal, qui sembla béat de plaisir.
« Il est simplement adorable. » Bien évidemment, on pouvait voir dans sa posture qu'il faisait très attention à ne pas lui faire de mal. « En général, les animaux n'ont pas vraiment peur de moi » Cela restait des non-dits, mais il n'allait pas de même pour les humains, qui, eux, étaient très méfiants.
Il sourit largement à HoJoo, puis à son chien, qui remua la queue vigoureusement.
« Min Ki… C'est ton colocataire ? »

Le nom ne lui disait pas grand-chose, mais il imaginait qu'il s'agissait évidemment d'un professeur, si c'était le cas. Il avait beau être la depuis près d'un an, il ne connaissait pas nombre de ses collègues par leur prénom, aussi aberrant que cela puisse paraître.

« Dis-moi, ça fait longtemps que tu as quitté l'Indonésie ? Ça ne te manque pas parfois ? J'imagine que la plupart de ta famille doit se trouver là-bas, enfin... »  Le sourire du jeune homme s'effaca légèrement, mais il ne voulait rien laisser paraître. Il n'était pas réellement certains d'avoir envie de parler de sa « famille » indonésienne. C'était une partie de sa vie qu'il préférait soigneusement oublier quand il était ici.
Malheureusement, il savait une chose : Ho Joo ne tarderait pas à être au courant. Et si il le savait par des sources extérieures, il savait que ce serait trafiqué, enjolivé. Peut être valait t'il mieux lui en parler maintenant, sous risque de le voir prendre peur.

En tous les cas, il ne s'était pas imaginé à une conversation aussi sérieuse dès maintenant.

« Je ne voudrais pas me mêler de ce qui ne me regarde pas bien sûr, je suis juste curieux de savoir comment tu as fini ici. »
Kali sourit légèrement, l'air presque mélancolique, et un peu craintif. « Ce n'est pas vraiment une jolie histoire. » murmura t'il, l'air gêné.

Il avait cependant envie que Hojoo sache que le plus vieux lui faisait confiance. Aussi nouvelle que soit leur relation, il n'avait pas envie de gâcher sa première véritable amitié ici par des non-dits ou des rumeurs.
« Mais tu en entendras sûrement parler d'ici quelque temps, donc mieux vaut que ce soit moi qui te le raconte. »
Il fixa son regard sur les arbres au loin, n'ayant pas particulièrement envie de voir la réaction de son compagnon face à son récit. Il avait envie de croire qu'il resterait. Après tout, il était revenu vers lui quand il avait presque manqué de le tuer, alors peut être qu'il saurait comprendre.

« Mon… mon père était coréen. Quand ma famille s'est installée en Indonésie pour exporter ses usines et ses produits, mon père est tombé amoureux de ma mère, bien que mes grands parents étaient totalement contre leur union. Ils se sont installés dans son village natal, près de Jakarta, ou je suis né. »
Jusque la, le récit n'avait pas particulièrement quelque chose d'horrifique.
« J'adore l’Indonésie, Crois moi sur parole. C'est un pays magnifique, mais c'est aussi un pays ou les gens sont très superstitieux, croyants et peu cultivés. Tu imagines donc la réaction des gens dans mon village quand un enfant capable de contrôler le feu est né dans leur village, n'est ce pas ? »

Il attendit que les informations soient digérées par son compagnon. Pour quelqu'un venant de Séoul, les coutumes et les peurs de peuples tribals sont des choses que l'ont ne voit réellement que dans les films.
« En fait, ils ont pas été les seuls. Ma mère n'a pas supporté l'idée d'avoir donné naissance à un enfant du démon. Elle s'est oté la vie. Et mon père... »
Il détourna rapidement les yeux.
« Mon père…. »
Il toussa légèrement.
« Désolé. »
Il s'excusait, car ce n'était pas vraiment le genre de choses auxquels ont pouvait penser faire allusion lors d'une balade dans un parc.
« Mon père a tenté de me noyer. Sans aucun doute par peur de ce que je pourrais devenir. Mais j'étais un enfant. J'ai eu peur et… je suis toujours la. Je pense que tu peux imaginer ce qui est arrivé. »

Il s'enveloppa de ses bras, sans oser regarder le plus jeune en face, et laissa échapper un petit rire.
« Je pense que tu comprends pourquoi je n'y suis pas retourné, depuis. La famille de mon père m'a recueilli et envoyé chez ma tante. C'est elle qui a prit soin de moi depuis. Elle ne m'a jamais regardé de travers ni blâmé pour ce qui est arrivé. »

Il laissa quelques secondes flotter dans le silence, son cœur battant à la chamade dans sa poitrine.
« Dé… Désolé, c'est pas vraiment le genre de conversation que j'aurais du avoir avec toi aujourd'hui. »


Song Ho Joo






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MessageSujet: Re: jika ku bersekolah ft. ho joo Mar 25 Avr - 18:00
Song Ho Joo





Song Ho Joo




Lorsque Ho Joo avait dévoilé à son collègue qu'il n'avait jamais voyagé, celui-ci avait semblé relativement surpris de cette révélation. Un léger rire lui avait ensuite échappé, avant de lui révéler que lui non plus n'avait finalement pas tant voyagé que ça non plus - principalement dû à ses occupations apparemment -, même si lui aussi partageait apparemment cette envie d'aventures. Là, ce fut alors au tour du professeur Song d'être étonné, celui-ci ayant imaginé que si son ami venait d'Indonésie, il avait forcément du voir bien plus du monde que lui.
Comme quoi, il en fallait réellement peu pour se faire des idées à propos de quelqu'un.

Par contre, lorsque plus tard Kali fit la connaissance de Jackson, leur rencontre se fit aussi naturellement que Ho Joo l'avait imaginé. Son collègue avait naturellement fait l'effort de se mettre à la hauteur de son copain canin, et celui-ci l'en avait immédiatement récompensé en lui léchant profusément le visage.
La scène avait été tout à fait adorable, pour être parfaitement honnête.

Rapidement, les deux collègues avaient ensuite quitté l'appartement pour se rendre à l'extérieur, sur le chemin les menant au parc qu'ils visaient pour leur petite promenade. Pendant un temps, ils avaient laissé un silence confortable s'installer autour d'eux, appréciant simplement le fait d'être dehors, Jackson gambadant tranquillement aux côtés du collègue de son maître. Ho Joo ne put d'ailleurs pas s'empêcher de remarquer ce détail, plutôt amusé de voir que son chien collait autant Kali.
Il était rare que ce bouledogue hyperactif ne se désintéresse pas immédiatement de tous ceux qu'ils rencontraient, aussi le jeune homme ne manqua pas d'en informer son collègue. Il se sentit même obligé de citer en surface la rencontre que cette boule de poils avait eu avec Min Ki lors de son installation dans son appartement - rencontre qui s'était écourtée dès que Jackson avait remarqué la présence d'un chat chez lui.
Ce souvenir encore frais ne rendait l'attention de ce chien pour Kali aujourd'hui que plus étonnante.

« Il est simplement adorable. » avait répondu Kali le plus naturellement du monde, tandis qu'il s'était arrêté un instant pour caresser le chien avec douceur. « En général, les animaux n'ont pas vraiment peur de moi. »

Ho Joo se garda bien de le dire à voix haute, mais il comprenait tout à fait pourquoi son collègue pouvait tant plaire aux animaux. D'après lui, contrairement aux humains, ceux-ci étaient capables de ressentir la bonté d'une personne, et il était pour lui évident que le professeur Hwang faisait partie de ces gens qui irradiaient de gentillesse. Il était impossible pour un animal d'avoir la moindre trace de peur face à quelqu'un comme lui : il était l'incarnation même du calme et de l'apaisement.
Il espérait simplement que son ami ne sous-entendait pas avoir plus de mal avec ses comparses, car Ho Joo venait de se rappeler que plus tôt, son aîné lui avait laissé entendre que certains des autres enseignants de la BHH ne le voyaient pas forcément d'un bon œil. Chose qu'il n'arrivait toujours pas à expliquer.

Mais le jeune fut bientôt sorti de ses pensées lorsqu'il vit Kali lui sourire largement, pour ensuite adresser le même sourire à son chien - qui se mit d'ailleurs à remuer vigoureusement la queue en voyant tout cette attention qu'il lui portait -, avant de se tourner à nouveau vers son collègue.

« Min Ki… C'est ton colocataire ? »

S'il ne s'était pas trouvé au milieu d'un parc et en compagnie d'une personne qu'il ne connaissait encore que très peu, Ho Joo se serait probablement frappé le front du plat de la main lorsqu'il entendit cette question.
Quel idiot il pouvait faire parfois. Bien entendu que le professeur Hwang n'allait pas savoir de qui il pouvait bien lui parler s'il se contentait de lâcher un prénom sans prendre la peine de préciser son nom. Le jeune homme avait une telle horreur de ces formules de politesses coréennes à profusion qu'il en oubliait parfois les bonnes manières les plus basiques. Quelque chose dont il n'était pas bien fier, là, tout de suite.

Mais se mordant un instant les lèvres de confusion, le jeune homme se contenta plutôt de rapidement faire un léger signe de tête à son collègue, avant de répondre à sa question, un demi sourire désolé au coin des lèvres.

« Ah oui, pardon : professeur Park. C'est mon colocataire oui, un nouveau mentor qui est arrivé à Busan Heroes High plus ou moins en même temps que moi. »

Il ne savait pas si ses précisions allaient beaucoup aider son collègue à savoir de qui il pouvait bien parler, mais il espérait que cette réponse lui suffirait pour ne pas se sentir trop perdu.

N'ayant toutefois pas particulièrement envie de passer la soirée à parler de son colocataire avec son nouvel ami, Ho Joo décida rapidement de changer de sujet, pour plutôt revenir sur celui des voyages qu'ils avaient commencé à entamer un peu plus tôt. En réalité, il était sincèrement intéressé à propos de la raison qui avait bien pu amener Kali à se rendre en Corée. Comment avait-il bien pu s'y retrouver ? Sa famille ne lui manquait-elle pas ici ? Et qu'en était-il de son pays natal ?
Alors il avait tout simplement formulé ces questions à voix haute, à l'adresse de son collègue.
Pourquoi se serait-il abstenu de le faire après tout ?

Malheureusement pour lui, Ho Joo allait bientôt comprendre que pour une fois, il aurait peut-être mieux fait d'essayer de taire la curiosité un peu trop mordante que pouvait lui inspirer une nouvelle rencontre.

Aurait-il pu voir des signes lui indiquant qu'il allait regretter d'avoir posé ces questions ? Probablement que oui. Sitôt ses questions posées, le sourire de son collègue avait commencé à légèrement s'effacer, pour laisser place à un visage plus mélancolique, plus triste.
Mais le jeune professeur n'ayant jamais prétendu avoir un quelconque don lui permettant d'interpréter les non-dits d'une conversation ou les fluctuations dans l'expression du visage d'une personne lui faisant face, il ne se rendit tout simplement pas immédiatement compte de l'erreur qu'il venait de faire.

Face à lui, il ne vit que Kali lui sourire légèrement, d'un sourire toutefois moins franc et radieux que ceux qu'il avait pu lui adresser plus tôt.

« Ce n'est pas vraiment une jolie histoire. » murmura-t-il, l'air gêné. « Mais tu en entendras sûrement parler d'ici quelque temps, donc mieux vaut que ce soit moi qui te le raconte. »

Haussant à peine le sourcil gauche, Ho Joo ne savait trop à quoi s'attendre lorsqu'il entendit son ami lui annoncer cela. S'il pouvait en entendre parler de la bouche d'autres que lui, cela devait avoir un lien avec les rumeurs auxquelles son aîné avait fait référence un peu plus tôt, mais en quoi pouvait-ce être si terrible que cela ?

Détournant les yeux, Kali laissa ensuite son regard se perdre au loin, tandis que son collègue gardait le sien posé sur lui. Il n'avait fait une pause que d'une poignée de secondes avant de reprendre la parole, de sa voix toujours aussi douce et tranquille.

« Mon… mon père était coréen. Quand ma famille s'est installée en Indonésie pour exporter ses usines et ses produits, mon père est tombé amoureux de ma mère, bien que mes grands parents étaient totalement contre leur union. Ils se sont installés dans son village natal, près de Jakarta, où je suis né. »

Ho Joo l'écoutait sagement, gardant un œil sur son chien qui tournait tranquillement autour d'eux, tâchant de l'empêcher de couper la route à son collègue pour ne pas qu'il risque de malencontreusement se prendre les pieds dans sa laisse. Pour le moment, l'histoire que Kali lui contait avait un côté presque « conte de fée », avec deux amants s'étant unis malgré l'opposition de leurs familles. Mais ça, c'était si l'on oubliait la première phrase qu'il avait prononcé : il était coréen.
Cet emploi d'un verbe au passé ne présageait rien de bon pour la suite de son histoire et si Ho Joo voulait rester optimiste quant au tournant qu'elle pourrait prendre, il n'en était pas pour autant naïf : les contes de fée existaient rarement dans la vie réelle. Et quelque chose lui disait que Kali allait bientôt le lui démontrer, alors qu'il l'observait reprendre la parole.

« J'adore l’Indonésie, crois-moi sur parole. C'est un pays magnifique, mais c'est aussi un pays où les gens sont très superstitieux, croyants et peu cultivés. Tu imagines donc la réaction des gens dans mon village quand un enfant capable de contrôler le feu est né dans leur village, n'est ce pas ? »

Avant que son collègue ne lui pointe de doigt cette information à propos de l'Indonésie, il fallait avouer que le professeur Song n'avait jamais réellement réfléchi à la manière dont un surhumain pourrait être accueilli dans un autre pays que celui où il avait grandi. Bien sûr, tout le monde ne voyait pas les surhumains d'un bon œil en Corée non plus - en témoignait le déchirement que cela avait provoqué dans sa propre famille -, mais ce pays restait cultivé, sachant faire la différence entre les croyances et la réalité.
Si dans un pays comme le sien les surhumains pouvaient déjà autant en pâtir de leur mauvaise réputation chez des familles un peu trop conservatrices, qu'en était-il dans un pays moins "évolués" comme l'Indonésie ?

Ho Joo réalisait que cette petite histoire risquait de connaître une fin qui ne lui plairait pas.

« En fait, ils ont pas été les seuls. Ma mère n'a pas supporté l'idée d'avoir donné naissance à un enfant du démon. Elle s'est ôté la vie. Et mon père... »

C'était comme si un roc venait de percuter les poumons de Ho Joo à pleine vitesse lorsqu'il entendit cette nouvelle, regrettant immédiatement la tournure que cette discussion était en train de prendre. Un enfant du démon. Comment une mère pouvait-elle bien considérer son propre enfant de la sorte ? Et plus encore, comment avait-elle pu s'ôter la vie à cause de cela ?
De sa vie, il n'avait tout simplement jamais rien entendu d'aussi triste.

Alors que le jeune professeur ne parvenait pas à détacher son regard du visage de son collègue, celui-ci détourna rapidement les yeux, créant ainsi une sorte de barrière invisible entre eux, avant de reprendre.

« Mon père… » Il toussa légèrement. « Désolé. »

Ho Joo était tout simplement sans voix : si quelqu'un avait à s'excuser, ça n'était clairement pas Kali. Il commençait à réellement s'en vouloir d'avoir abordé le sujet et triturait nerveusement la laisse de Jackson, cherchant quelque chose à dire à son aîné pour se rattraper. Son ami n'avait pas besoin de continuer à parler de tout cela, le sujet qu'il était en train d'aborder remuait visiblement des souvenirs douloureux pour lui et Ho Joo avait l'impression d'être la pire personne possible de l'avoir mis sur cette voie.
Et pourtant, il ne disait rien. Quelque chose l'empêchait d'interrompre Kali dans son récit, comme s'il avait un besoin irrépressible d'en entendre la suite.

« Mon père a tenté de me noyer. Sans aucun doute par peur de ce que je pourrais devenir. Mais j'étais un enfant. J'ai eu peur et… je suis toujours là. Je pense que tu peux imaginer ce qui est arrivé. »

Lorsqu'il entendit cela, le professeur Song s'arrêta tout simplement dans sa marche, sous le choc. Dans ses mains, ses doigts se resserrèrent d'eux-mêmes autour de la laisse de Jackson. Il avait tout à fait compris ce que Kali impliquait, mais ça n'était pas la conséquence désastreuse de son pouvoir qui avait provoqué son choc. Non, c'était l'action de son père. Il n'en revenait tout simplement pas.
Il avait envie de faire comme dans ces films étrangers et d'aller vers son collègue pour le réconforter, de le prendre dans ses bras comme il le faisait avec sa nièce lorsqu'il voyait sa mine un peu trop grise. Mais la société coréenne étant ce qu'elle était, il ne fit pas le moindre pas vers cet homme : ils se connaissaient à peine, c’eut été déplacé de le faire et pour une fois, le jeune homme allait mettre son penchant un peu trop tactile de côté pour ne pas mettre son ami plus mal à l'aise qu'il ne semblait déjà l'être.
Alors il n'en fit rien.

Et bientôt, face à lui, il put voir Kali s'envelopper de ses bras, évitant toujours son regard. Celui-ci laissa ensuite échapper un léger rire qui n'avait rien de joyeux, avant de reprendre.

« Je pense que tu comprends pourquoi je n'y suis pas retourné, depuis. La famille de mon père m'a recueilli et envoyé chez ma tante. C'est elle qui a pris soin de moi depuis. Elle ne m'a jamais regardé de travers ni blâmé pour ce qui est arrivé. »

Le jeune professeur n'arrivait tout simplement pas à imaginer le chaos qu'avait du être la vie de son collègue durant sa jeunesse. Sa seule consolation était de savoir qu'au moins, Kali avait eu la chance d'avoir une famille compréhensive après tous les malheurs qu'il avait subi. Mais tout ce qu'il venait de lui livrer restait simplement d'une tristesse affligeante, et Ho Joo n'avait à présent pour seule envie que de voir l'air mélancolique de son ami se faire remplacer par un sourire.
Il n'aimait pas le voir de la sorte, surtout sachant qu'il était celui à l'avoir mis dans cet état en lui posant une question indiscrète.

« Dé… Désolé, c'est pas vraiment le genre de conversation que j'aurais du avoir avec toi aujourd'hui. »

Le plus jeune secoua légèrement la tête à ces mots. Il fallait absolument qu'il se rattrape, pour ne pas laisser l'ambiance s'alourdir davantage, pour montrer à Kali que ce qu'il venait de lui dire ne changerait en rien son point de vue sur lui.
Et comme il n'était honnêtement pas capable de grand chose pour remonter le moral de son ami, Ho Joo ne prit pas longtemps pour afficher à nouveau son masque souriant, comme il avait toujours pris l'habitude de le faire dans des situations comme celle-ci. Une mine sombre et triste était certainement la dernière chose que son ami pourrait bien avoir envie de voir après lui avoir dit tout cela - du moins, c'était comme cela que le jeune homme raisonnait.

Ne laissant pas trop le loisir au silence de s'étirer entre eux, Ho Joo reprit plutôt sa marche pour s'approcher de son collègue, lui tapotant gentiment l'épaule avant de lui adresser son sourire le plus rassurant possible.

« Tu n'as pas à t'excuser, je t'ai posé la question après tout. »

Il se détacha ensuite légèrement de lui, remettant ses mains dans son dos alors que Jackson se plaçait entre les deux hommes, trottinant toujours joyeusement, la langue pendante. Détournant son regard de son collègue, Ho Joo se mit à regarder droit devant lui, haussant légèrement des épaules alors qu'il reprenait tranquillement.

« Au moins, maintenant je saurai exactement quoi ignorer si je devais entendre qui que ce soit raconter des âneries à ton sujet. Alors... merci. »

Même si Kali ne s'en rendrait pas forcément compte, ce remerciement avait été dit le plus sincèrement du monde, car son collègue avait réellement été touché qu'il lui livre autant à propos de lui-même.

D'ordinaire, même si le professeur Song connaissait une multitudes de personnes avec lesquelles il s'entendait bien - voire très bien -, ses relations avec celles-ci ne restaient généralement que très superficielles. Chacun appréciait la compagnie de l'autre, parlait de banalités sans problème mais finalement, jamais ils ne parlaient de détails trop importants de leur vie. Ce que le professeur Hwang venait de faire représentait quelque chose d'énorme pour Ho Joo : c'était la première fois que quelqu'un lui faisait preuve d'une telle confiance pour se dévoiler ainsi à lui.
Pour être parfaitement sincère, cela lui faisait presque un peu peur.
Il avait peur que s'ils continuaient sur cette voie, lui-même devrait bientôt commencer à parler de son passé.

Et il ne se sentait certainement pas encore prêt à faire cela.

C'est pourquoi le jeune homme se retrouva bientôt à jouer à nouveau avec la laisse de son chien entre ses doigts, le sourire toujours accroché aux lèvres, alors qu'il essayait de trouver un moyen d'alléger le sujet de leur conversation. Une blague, quelque chose, n'importe quoi pour essayer de changer les idées de son ami.
Et Ho Joo ne tarda pas à s'entendre reprendre alors qu'il tournait la tête vers Kali.

« Le point positif à retenir de tout ça, c'est que tu ne risques pas de partir là-bas du jour au lendemain en me privant de ta compagnie ou de tes chocolats. » Il se pencha légèrement vers son collègue, l'air soudain faussement sérieux. « Surtout de tes chocolats. Maintenant que j'y ai goûté, il n'est pas question de leur dire adieu. »

Il ne voulait bien entendu en aucun cas manquer de respect à son aîné en traitant les informations qu'il venait de lui dévoiler aussi légèrement, mais Ho Joo n'avait tout simplement rien trouvé de plus sensé à dire sur le coup. Lui-même se rendait compte que la probabilité que Kali réagisse mal à sa tentative médiocre d'humour était relativement élevée, mais les mots et les gestes s'étaient faits d'eux-mêmes, comme par réflexe.

Lorsqu'on avait passé la majorité de sa vie à essayer de faire passer la vie pour plus belle qu'elle ne l'était réellement, on finissait par attraper des mauvaises habitudes.


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MessageSujet: Re: jika ku bersekolah ft. ho joo Mer 3 Mai - 19:13
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Kali n'avait pas de raisons de rechigner à parler à son compagnon. Après tout, en très peu de temps il s'était prouvé digne de confiance, et après avoir été confronté au pire de ce que pouvait faire son pouvoir, il était tout de même revenu pour lui, pour essayer de le comprendre et de lui tendre une main. Et pour des pâtisseries aussi, pensait t'il avec un petit sourire.
Dans une autre situation, il n'aurait pas été près à révéler une partie des pires moments de sa vie à quelqu'un qu'il connaissait à peine. Pour autant, il n'hésita pas autant qu'il aurait du. De toute manière, tout le monde en parlait au lycée. Tout le monde faisait circuler une version déformée de la réalité qui le posait comme un monstre.

Kali avait l'habitude qu'on le craigne ou qu'on le traite comme un paria, il n'y faisait plus très attention. Par contre, il n'avait pas envie de provoquer ces sentiments en ce nouvel ami. Et il savait qu'a l'instant ou il se serait approché d'un des plus anciens professeurs, ceux ci auraient essayé de le monter contre lui.
Il n'allait pas les laisser faire.

Alors il lui raconta tout, en détail. De la rencontre de ses parents, vivant un amour passionné et mal vu non seulement pour la famille très riche et influente de son père, mais aussi pour les parents de sa mère, Kelhanni. Pourtant, ils s'étaient aimés, envers et contre tous, et avaient donné naissance à un bel enfant vigoureux.
Kali s'était toujours demandé pourquoi sa mère s'était ôté la vie. Était ce par honte de son enfant, ou parce qu'elle pensait que la condition de Kali était du à ses pêchés ? Kali ne le saurait jamais, comme bientôt il oublierait le son de sa voix qui lui chantait des berceuses.

Il lui parla aussi de son père, de son regard enragé et fou de douleur à l'instant ou il avait compris que la femme qu'il aimait lui avait été enlevé par ce qu'il imaginait n'être qu'un démon, une créature envoyée dans leur famille pour la détruire.
Kali s'imaginait que c'était pour cette raison que sa main n'avait pas une seule fois hésité alors qu'il tentait de le noyer dans la rivière. Car il pensait combattre le mal.
Peut être avait t'il eu raison. C'est toute fois ce que s'était dit Kali dans les années les plus sombres de sa vie : à présent, ses idées avaient changé.

Aujourd'hui, il avait une vie à vivre, une vie qu'il allait devoir vivre pour les personnes qu'il avait blessé, même involontairement. Il allait honorer leur mémoire pour faire ensemble de se montrer digne du statut d'humain.

Il était cependant évidemment conscient qu'il avait eut énormément de chance, qu'il avait été même élevé dans un cadre iddylique, après ce tragique incident qui avait entaché son souvenir de l'Indonésie à jamais. Beaucoup de jeunes dans son cas se donnaient encore et toujours la mort, abandonnés et effrayés par des pouvoirs, des capacités qui le dépassaient. Il avait survécu : on l'avait choyé, on lui avait donné une éducation et il n'avait jamais manqué de rien, sinon peut être d'amis.

Ce qui expliquait pourquoi il voulait mettre ces choses là de coté. Il n'attendait pas de réactions, de mots en particulier. HoJoo devait entendre ce qu'il avait à dire et l'assimiler, pour qu'il puisse décider de fuir, ou non. Au moins, il aurait entendu le récit de sa bouche, et saurait à quoi s'en tenir.
A la fin de son récit, cependant, il n'était évidemment plus aussi confiant. Il n'était pas certain de vouloir risquer de regarder son compagnon pour vous si il était aussi choqué qu'il l'imaginait.
Ce n'était pas vraiment le sujet de conversation le plus approprié pour une première vraie rencontre, il en avait conscience.



Quand le jeune homme sentit une main se poser doucement sur son épaule, il sursauta, ne s'y étant pas attendu. Il se risqua alors à regarder HoJoo dans les yeux. Il n'y avait pas de traces de peur ou de choc : beaucoup de gêne et de la compassion, par contre, il y en avait. C'était tout ce dont Kali avait besoin, pas de grand discours, mais un sourire et une tape dans le dos.

« Tu n'as pas à t'excuser, je t'ai posé la question après tout. »
« Oh. Tu as bien fait. »
Hwang sourit et essuya rapidement les coins de ses yeux pour cacher le fait que les émotions étaient encore tendres, malgré les années et son détachement feint par apport aux événements de Jakarta. Il avait été de la même façon touché de voir que son ami semblait comprendre et accepter. Qu'il n'avait pas eu peur de le toucher.

« Au moins, maintenant je saurai exactement quoi ignorer si je devais entendre qui que ce soit raconter des âneries à ton sujet. Alors... merci. »
Le sourire de Kali était sincère et reconnaissant. Difficile de trouver les moments pour pouvoir exprimer combien sa réaction le touchait. Il avait beau avoir acquis de véritables connaissances en coréen, il n'y était pas encore, il devait l'avouer. Mais l'expression dans ses doux yeux en amandes était suffisante car elle en disait bien plus qu'un long discours.

Cependant, de peur que peut être ses révélations aient jeté un froid entre eux, Kali ne releva pas pendant quelques minutes, suivant HoJoo autour de la mare, respirant l'air frais venant caresser leur peau. Il n'aurait échangé ce temps clément pour aucun retour dans son pays natal possible. La Corée du Sud était maintenant sa maison.
Ne s'y attendant pas forcément, Kali sursauta encore un peu quand son compagnon reprit la parole, l'air malicieux.

« Le point positif à retenir de tout ça, c'est que tu ne risques pas de partir là-bas du jour au lendemain en me privant de ta compagnie ou de tes chocolats. » Il se pencha légèrement vers son collègue, l'air soudain faussement sérieux. « Surtout de tes chocolats. Maintenant que j'y ai goûté, il n'est pas question de leur dire adieu. »

Le jeune homme resta bouche bée pendant quelques secondes, essayant de digérer ce que HoJoo venait de dire. Il… Il faisait de l'humour. Il faisait de l'humour ! Kali savait que bien des gens se seraient sentis insultés de voir leur histoire tournée en dérision par quelqu'un qu'ils connaissaient à peine… Mais Kali, Kali, lui, ca le faisait rire.
Il éclata d'un grand rire franc et surpris qui résonna en écho dans le parc désert. Il rit tellement qu'il sentit des larmes de toute autre nature s'accumuler dans ses yeux.
Immédiatement, la pression retomba entre eux, et quand arrêta de rire, Kali donna un petit coup à son collègue, l'air réellement amusé.

« Je vois qu'on ne perd pas le sens des priorités. »

La pression enfin retombée, les deux comparses reprirent le chemin autour de la marre, conversant sur des sujets et d'autres, sans vraiment avoir de mal à se comprendre. La conversation était facile et fluide avec quelqu'un comme son nouvel ami en face de lui. C'était agréable de l'écouter parler et de répondre à ses questions, si bien qu'il en oublia son état de détresse total dans lequel il avait été quelques minutes auparavant.
Il aurait pu s'y habituer. Se promener avec Hojoo et Jackson aurait pu devenir une habitude a laquelle Kali aurait apprécier ne pas déroger.

Le ciel était cramoisi quand ils retournèrent enfin dans les appartements des professeurs, les joues roses et les yeux pétillants, comme deux gamins qui avaient fait les 400 coups ensemble.

Kali s'arrêta finalement devant la porte de l'immeuble dans lequel vivait HoJoo avec un certain Park MinKi, qui lui disait strictement rien, ce qui ne l'empêcha pas de ressentir une petit contrariété à l'idée qu'un homme partage la vie d'HoJoo. Mais il chassa rapidement l'idée de tous sentiments idiots que son crush d'adolescent lui mettait en tête, et il se tourna vers son ami.

« J'espère vraiment qu'on pourra remettre ça, à l'occasion. »

Il était sincère. Se promener simplement dans cet endroit calme avec son chien était une expérience que le jeune homme aurait aimé réitérer, si toute fois son nouvel ami l'acceptait.
Enhardi par cette nouvelle sensation et heureux de s'être fait un nouvel ami, Kali tendit la main à Hojoo, visiblement pour la lui serrer. Mais sans prévenir, l'attira vers lui et planta une bise sur sa joue gauche, dont un résidu de barbe fraîchement rasée sembla irriter la peau de la sienne.

« C'est comme ça qu'on se dit aurevoir entre amis, chez moi. Il faut bien qu'il y aie certaines choses de mon pays qui soient bonnes à garder. »
L'air rieur, il lâcha sa main et lui fit un clin d’œil
« A bientôt ? »
Kali lui fit un signe de la main, reculant à reculons jusqu’à ce qu'il aie atteint un certain point, avant d'enfoncer ses mains dans son manteau et prendre le chemin de son appartement à grandes enjambées, le cœur léger.


Song Ho Joo






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